Les bénévoles de l'organisme Les Petits Frères ont organisé dimanche leur traditionnel brunch de Pâques. Une façon de briser l'isolement chez les aînés.

Une centaine d'aînés y ont participé. Françoise Paradis était de l’événement avec sa vieille amie Magali Dumas. Elles se connaissent depuis un an.

« Je n'ai jamais pensé m'associer avec une Française, mais bon, je suis obligée. Étant donné qu'elle a un bon caractère, je l'accepte », dit-elle en riant.

« Je pense à elle comme elle pense à moi, et je trouve que c'est quelque chose d'extraordinaire », souligne pour sa part son amie.

Les Petits Frères de Québec permettent de briser l'isolement de 200 aînés de 75 ans et plus. Près de 250 bénévoles comme Magali égayent leur quotidien.

Financement difficile

L'organisme lance un appel à tous ceux qui souhaitent se joindre à la famille des personnes âgées seules. Le service est gratuit, ce qui présente des défis de financement.

« Lorsqu'ils nous sont référés, on entre dans leur vie et on est auprès d'eux et d'elles jusqu'à la fin. C'est du long terme. La moyenne d'accompagnement est de 7 ans », indique le directeur régional de l'Est-du-Québec, Pascal Fournier.

À Québec, le budget de fonctionnement est de 500 000 $, et seulement 4 % de cette somme provient de programmes gouvernementaux.

« C'est tout un enjeu le financement, mais en même temps, vous voyez ce que l'on fait, on rend les gens heureux et on leur donne une raison d'être heureux jusqu'à la fin », souligne-t-il.

D’après un reportage de Pascale Lacombe

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