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Burkina Faso : un drame sans précédent pour l'organisme CASIRA

Le Centre amitié de solidarité internationale de la région des Appalaches (CASIRA) pour lequel travaillaient les six Québécois de la région tués dans les attentats au Burkina Faso se dit consterné par l'attaque survenue dans un pays jugé jusqu'à présent sans risque pour les coopérants.

Ces bénévoles étaient au Burkina Faso depuis décembre pour participer à un projet de construction d'école dans le village de Kangoussi et s'apprêtaient à revenir au pays.

Le projet au Burkina Faso avait été retenu parce qu'il était conforme à la philosophie de l'organisme basé à Thetford Mines.

« Pour qu'un projet soit accepté, un des critères, c'est la sécurité des coopérants, et ensuite CASIRA se préoccupe aussi des objectifs du projet », explique le président de l'organisme, Germain Tardif, qui a appris le drame par les médias.

L'organisme espère que la tragédie n'aura pas d'impact sur l'engagement des coopérants.

« Le message qu'on veut lancer, c'est qu'il faut poursuivre l'action humanitaire, c'est important. Sinon ça donne raison aux terroristes de commettre les actes qu'ils commettent. On encourage tout le monde à rester intéressé à l'action communautaire et à en prendre part », affirme la coordonnatrice Véronique Labonté.

L'événement est sans précédent pour l'organisme humanitaire qui a encadré des milliers de coopérants depuis sa création en 1982.

Le conseil d'administration de CASIRA se penchera sur les suites à donner à la tragédie lors de sa prochaine réunion.

D'autres organismes préoccupés

L'organisme Oxfam compte 14 coopérants volontaires qui œuvrent présentement au Burkina Faso avec les communautés locales pour la sécurité alimentaire et le développement agricole.

Mylène Otis, coordonnatrice d'Oxfam-Québec, basée au Burkina Faso depuis 16 ans, souligne que les membres sont ébranlés par la situation.

« On s'est fait déjà une rencontre ce matin pour verbaliser comment chacun se sent, qu'est-ce qu'on pourrait mettre en place pour une meilleure sécurité de tout un chacun. C'est sûr que certains sont plus anxieux que d'autres, certains ont plus peur, réfléchissent, même à remettre en question leur mandat sur place », dit-elle.

Pour sa part, elle n'entend pas quitter le pays prochainement, mais elle souligne que les attentats auront des conséquences sur sa façon de vivre et de travailler.

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