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« C’est rendu une guerre de tranchées », dit le syndicat des employés de l’Université Laval

La rencontre entre le Syndicat des employés de l'Université Laval (SEUL) et l'employeur n'a duré que sept minutes, jeudi, et n'a pas mené à une entente concernant le régime de retraite des travailleurs. « C'est rendu une guerre de tranchées », illustre le conseiller syndical Éric-Jan Zubrzycki, qui promet de maintenir la pression.

« L’Université Laval nous a tout simplement annoncé qu’elle maintenait l’ensemble de ses positions », indique-t-il. Au moment où la grève de 48 heures décrétée par les employés est sur le point de prendre fin, le représentant syndical explique que les moyens de pression ne font vraisemblablement que commencer.

Ce sera celui qui est capable de résister le plus longtemps. Ce sera nécessairement un long conflit. Malheureusement, ce sera les étudiants qui en feront les frais, de même que les chercheurs.

Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical au SCFP affecté à l'Université Laval

Arbitrage

Comme aucune entente n’a été conclue au sujet du régime de retraite des employés, Éric-Jan Zubrzycki mentionne que la loi prévoit le déclenchement rapide d’un processus d’arbitrage pour traiter de cette question.

Mais le problème du renouvellement de la convention collective des employés de soutien, échue depuis près d’un an, reste entier. Les négociations achoppent aussi sur le thème de la mobilité des travailleurs.

Deux rencontres de conciliation sont prévues la semaine prochaine à ce sujet, mais déjà, Éric-Jan Zubrzycki doute qu’il en ressorte quoi que ce soit de positif. Ces rencontres « ne sont qu’une formalité », dit-il.

Poursuite des moyens de pression

Devant l’échec des négociations, les employés de soutien resteront mobilisés.

Une première injonction décrétée la semaine dernière leur ordonne de manifester uniquement dans le stationnement situé en face du pavillon Alphonse-Desjardins. La décision de la cour limite aussi à 190 le nombre de manifestants qui peuvent se réunir en même temps.

Une deuxième ordonnance rendue cette semaine force certains travailleurs à offrir des soins de base aux animaux qui font partie de protocoles de recherche.

Malgré ces contraintes, Éric-Jan Zubrzycki estime que le syndicat « est à peu près dans la meilleure position ».

« Les gens sont à la maison, reçoivent leurs prestations de grève sans être obligés de faire du piquetage. On demande à 200 personnes de venir faire une heure par jour, en échange de quoi ils reçoivent une prestation de grève. »

C’est la recette idéale pour avoir un conflit de longue durée.

Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical au SCFP affecté à l'Université Laval

Le conseiller syndical ne s’est toutefois pas avancé sur les possibles moyens de pression qui seront utilisés au terme de la grève de 48 heures, jeudi à minuit. Il indique toutefois que le fonds de grève du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), à hauteur de 100 millions de dollars, peut soutenir les travailleurs du SEUL pendant longtemps.

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