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« C'est une entente qui est inéquitable et illégale », plaide Abdallah Homsy

L'entente conclue avec UBER et le gouvernement du Québec pour l'implantation d'un projet pilote d'un an est vivement décriée auprès du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ).

Le porte-parole du RITQ et président de Taxi Coop, Abdallah Homsy, parle d'une « trahison totale » de la part du gouvernement puisque l'entreprise Uber n'a pas la légitimité pour négocier.

« Moi, je pense que M. Couillard il vient d'envoyer un message clair : "être un citoyen honnête ça ne marche pas ici." Il encourage des gens qui sont complètement illégaux et qui ne paient pas leurs arrérages. Les multinationales qui rentrent ici peuvent faire ce qu'ils veulent. »

M. Homsy dénonce notamment le plafond de 50 000 heures de travail par semaine imposée pour l'ensemble des chauffeurs UBER et les pénalités graduelles qui y seront assorties en cas de dépassement.

Puisque les chauffeurs d'Uber n'auront pas à détenir un permis de propriétaire de taxi, M. Homsy considère qu'il s'agit d'un avantage pour l'entreprise.

« M. Couillard et son gouvernement se permettent de donner à Uber un cadeau de 250 millions. C'est incroyable! »

Abdallah Homsy se questionne aussi sur les moyens dont disposera le gouvernement pour faire respecter la limite d'heures travaillées.

Laurent Lessard répète pour sa part que l'entente de principe respecte les engagements qu'il avait pris après sa rencontre avec les membres de l'industrie.

Un chauffeur d'Uber soulagé

L'accord a été signé in extremis, mercredi soir, quelques minutes avant l'expiration du délai d'application de la Loi sur les services de transport par taxi, entrée en vigueur en juin dernier.

Un chauffeur d'Uber Maxime Gagnon était convaincu que c'était la fin pour l'entreprise. Il est soulagé de l'entente bien que le service sera plus encadré qu'auparavant.

« C'est sûr que ce soir je vais être sur la route. On va aller festoyer avec des clients. »

Maxime Gagnon raconte que plusieurs d'entre eux étaient déçus de la perspective de la disparition d'Uber. Plusieurs points d'ombre persistent toutefois quant aux modalités exactes de l'accord.

Les détails seront rendus publics lorsque les textes plus formels seront déposés, a précisé le gouvernement.

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