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Camions-restaurants : une réglementation improbable pour cet été à Québec

La Ville de Québec continue à freiner l'arrivée des camions-restaurants sur son territoire. Malgré la demande de plus en plus insistante de certains restaurateurs pour un projet pilote, l'administration Labeaume poursuit son analyse du dossier.

« Je serais étonné », lance l'attaché de presse du maire de Québec au sujet de la possibilité de voir un projet pilote encadrer la cuisine de rue dès l'été. Selon Paul-Christian Nolin, le conseil exécutif doit recevoir une présentation des fonctionnaires municipaux responsables du dossier d'ici quelques semaines, mais les élus ne veulent rien précipiter.

« Ils peuvent décider d'explorer des éléments supplémentaires ou demander de l'information supplémentaire. C'est pour ça que c'est très difficile de prévoir un délai, le cas échéant, pour un projet pilote », précise-t-il.

La Ville se dit réticente à l'idée d'ouvrir la porte à une concurrence déloyale pour les restaurants traditionnels dans un contexte économique déjà difficile.

Selon l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ), la capitale se doit d'encadrer adéquatement la cuisine de rue sur son territoire.

« Je ne pense pas que la ville a intérêt à laisser faire n'importe quoi. C'est tout à fait légitime, selon nous, de vouloir le faire en y réfléchissant de manière adéquate », défend François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'ARQ.

Arguments réfutés

« C'est toujours le même argument qui revient », désespère la vice-présidente de l'Association des restaurateurs de rue du Québec, Gaëlle Cerf. Elle souligne que tous les propriétaires de camion-restaurant ont l'obligation légale d'opérer une cuisine commerciale et conséquemment, doivent payer des taxes municipales. Et c'est sans compter les permis nécessaires pour s'installer sur la voie publique.

« Les restaurateurs de rue n'arrivent pas en cowboy. Ils travaillent avec les mêmes règlements et les mêmes normes que les restaurants traditionnels. »

Selon elle, la population réclame une plus grande diversité dans le domaine de la restauration. Outre Montréal, des municipalités comme Granby, Drummondville et La Malbaie ont décidé de faire une place à la cuisine de rue ces dernières années.

Pour Gaëlle Cerf, Régis Labeaume a tout simplement choisi de se rendre aux arguments d'une poignée de restaurateurs influents. Derrière la volonté d'analyser le dossier, il y aurait surtout un désir d'éviter de trancher.

« Honnêtement, on a toujours entendu dire que le maire ne voulait rien savoir », déplore-t-elle.

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