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Cancer : les limites des campagnes de sociofinancement sur les réseaux sociaux

Les organismes qui viennent en aide aux personnes atteintes du cancer lancent une mise en garde à l'endroit des campagnes de sociofinancement sur les réseaux sociaux.

Les patients sont de plus en plus nombreux à demander l'aide du public pour obtenir des traitements expérimentaux qui sont souvent offerts à l'étranger.

André Beaulieu, de la Société canadienne du cancer, rappelle que plusieurs promettent des miracles, mais que la déception est trop souvent au rendez-vous.

« On en voit malheureusement de plus en plus qui doivent se tourner vers du financement personnel pour pallier a des frais supplémentaires des soins liés au cancer. Mais il faut être conscient que malheureusement ces thérapies-là, ce n'est pas un gage de succès. »

Même son de cloche pour l'Organisation québécoise des personnes atteintes de cancer qui invite à la prudence.

« Le cancer reste le cancer. C'est une maladie qui peut revenir et avoir de la récidive. C'est sûr que quand on voit le sociofinancement, nous on s'inquiète tout le temps à savoir : est-ce que ça va vraiment être bénéfique ou est-ce qu'on demande aux gens d'investir dans quelque chose qui va créer plus de peine que de joie », se questionne Martin Côté.

Cette mise en garde ne fait pas reculer Brigitte Guibord. Atteinte d'une forme agressive de cancer, la travailleuse autonome a épuisé toutes ses économies depuis le diagnostic.

Elle vit chez des amis et lance maintenant un appel à l'aide sur les réseaux sociaux pour recueillir des dons.

« Pour moi, c'est une question de survie. Au niveau financier, je n'ai plus de ressources et j'ai vitalement besoin d'en avoir pour continuer ce que je fais déjà et peut-être aller chercher d'autres traitements », explique-t-elle.

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