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Cannabis : « Justin Trudeau n'aura pas mon vote », dit Jean Lapointe

La Fondation Jean Lapointe reçoit un coup de pouce de Québec pour sensibiliser les jeunes aux risques liés au cannabis. Lors de l'annonce, lundi, l'ancien sénateur Jean Lapointe en a profité pour lancer une flèche au gouvernement fédéral dans ce dossier.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Celui qui a consacré une partie de sa vie à la fondation qui porte son nom n'a pas caché son inquiétude quant à la légalisation prochaine du cannabis.

En point de presse, l'ancien sénateur Jean Lapointe a clairement signifié son mécontentement au premier ministre du Canada.

L'ex-sénateur a fait cette sortie alors que Québec octroie 1,5 million de dollars à la Fondation Jean Lapointe. Cette dernière investira un montant équivalent pour permettre à des intervenants de faire la tournée des écoles secondaires afin de parler du cannabis et des risques liés à sa consommation.

Des ateliers et activités de sensibilisation seront offerts gratuitement par l'entremise du programme APTE, mis sur pied par la Fondation. Les sommes annoncées lundi permettront d'étendre à l'ensemble de la province le programme déjà existant.

Les adolescents recevront à plus d'une reprise la visite d'intervenants dans leur cheminement scolaire. Les messages véhiculés seront adaptés à leur réalité, selon leur âge.

Le programme APTE comprend aussi un volet pour les enseignants et les parents avec des formations en ligne.

Préparation

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a pour sa part réitéré que son gouvernement devait se préparer en vue de la légalisation du cannabis imposée par le fédéral.

La ministre a insisté sur le fait que son gouvernement met tout en oeuvre pour lutter contre la banalisation du cannabis. « Le cannabis, c'est une drogue. Ce n'est pas parce que c'est légal que c'est banal. »

Québec a déposé en novembre son projet de loi 157 encadrant la légalisation du cannabis. Il prévoit notamment la vente du cannabis dans un réseau de succursales liées à la Société des alcools du Québec (SAQ).

La reprise des travaux est prévue pour lundi après-midi à l'Assemblée nationale. La ministre espère que son gouvernement pourra adopter le projet de loi avant la fin de la session parlementaire, en juin.

Des conséquences sur la réussite scolaire

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a tenu à rappeler que l'usage de cannabis n'était pas sans conséquence sur la réussite des jeunes.

« Une des conséquences importantes liées à ce type de substance, c'est le décrochage scolaire. La démotivation et l'absentéisme sont aussi des conséquences. »

Il est convaincu que le programme APTE offrira l'accompagnement adéquat aux jeunes, à leurs parents et aux milieux scolaires.

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