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Cannabis : la consultation provinciale s'arrête à Québec

Une douzaine d'intervenants doivent s'exprimer lors des consultations régionales sur l'encadrement du cannabis qui s'arrêtent à Québec jeudi. Des groupes qui tantôt ont des craintes et d'autres qui espèrent profiter de la légalisation de l'herbe verte.

Un texte de Carl Marchand

La légalisation du cannabis implique d'importants risques, juge Lucie D'Entremont, coordonnatrice de Vison d'espoir et de sobriété. L'organisme communautaire d'intervention en dépendances s'inquiète particulièrement pour la tranche d'âge des 18 à 35 ans.

« S'il y a développement d'un trouble de santé mentale, c'est vers ces âges-là, et il y a quand même beaucoup d'études qui démontrent que le cannabis peut les faire déclencher », explique Mme D'Entremont.

Actuellement, le tiers des hommes qui fréquente l'organisme ont développé des problèmes de santé mentale à la suite de consommation de marijuana.

Curiosité et tentation

L'intervenante ajoute qu'il y a beaucoup de curiosité et que plusieurs se promettent d'essayer une fois la drogue légale. Selon elle, le gouvernement doit mettre en place des campagnes d'information et de prévention de la toxicomanie et surtout, encadrer sa vente.

« J'espère qu'ils vont mettre des balises plus sévères que l'alcool si possible. »

Point positif, on devrait savoir précisément ce qui se trouve dans le pot légal, admet Lucie D'Entremont. Un gain par rapport aux produits écoulés sur le marché illicite.

C'est l'État qui devrait être en charge de la vente de cannabis, souhaite pour sa part le Forum jeunesse de la région de la Capitale-Nationale.

« Ce qui va être très important, c'est que les taxes perçues servent entre autres à assurer de travailler sur la prévention, le traitement des dépendances et l'éducation sur la consommation de cannabis », soutient le président du (FJRCN) Louis-Philippe Pelletier.

Joint, biscuit ou cigarette électronique?

La vente de cannabis est un marché qui pourrait générer des revenus de milliards de dollars et des entreprises veulent rappeler que la consommation ne se limite pas qu'à griller un joint.

« Il y a trois façons de consommer les cannabis : le fumer, le manger ou encore en le vaporisant », indique Jacques Duhamel, président de Vapoclub, spécialisée dans la vente de cigarettes électroniques.

L'homme d'affaires souhaite pouvoir vendre de la marijuana sous forme liquide dans ses établissements.

« Il n'y a pas de phénomène de combustion dans le vapotage, pas de dégradation moléculaire ni de nouveaux produits toxiques qui apparaissent. Ce serait le moyen peut-être le plus sécuritaire pour consommer le cannabis », conclut-il.

Les consultations menées à l'hôtel Delta Québec s'amorceront à 10 h jeudi matin pour les intervenants déjà inscrits qui déposent un mémoire. Les citoyens pourront s'exprimer à partir de 17 h 30.

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