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Casse-tête financier pour une famille belge en attente de permis de travail

Une famille belge, arrivée au Québec il y a quatre ans, se retrouve face à d'importants problèmes financiers en raison de difficultés à renouveler deux permis de travail.

Au moment de leur demande de renouvellement de permis en avril, la mère de famille, Nora Delarue, et son conjoint, Jean-Sébastien Pissart, ont omis de fournir un document à Immigration Canada. 

Or, en raison de cette omission, Nora Delarue, qui travaille comme infirmière auxiliaire et son conjoint, magasinier, ont vu leurs permis immédiatement suspendus et le couple a été enjoint de recommencer la procédure qui prend généralement 16 semaines.

Mme Delarue déplore devoir reprendre le processus du début.

« Il manquait simplement une lettre de mon employeur. Au lieu de nous demander de leur transmettre le document, ils nous ont renvoyé la totalité de notre dossier », explique la mère de la famille.

Les deux travailleurs n'ont donc plus de salaire depuis le mois d'avril. Ils vivent grâce à une prestation versée à Mme Delarue par la Société d'assurances automobile du Québec  (SAAQ) en raison d'un grave accident de la route.

« Je suis infirmière auxiliaire. Il y a une demande incroyable. Il y a un manque, je suis là, j'ai mes études et je pourrais aller travailler. Pourquoi me laisser ici », déplore Nora Delarue.

Casse-tête pour la commission scolaire

Jusqu'à jeudi, la fillette de la famille, Émie âgée de 8 ans, se retrouvait elle aussi au milieu d'un dédale administratif. Ses parents devaient fournir à l'école qu'elle fréquente leurs permis de travail pour qu'elle obtienne son permis d'étude.

Or, les deux parents sont dans l'impossibilité de le faire d'ici la date butoir, le 30 septembre prochain. Après cette date, si les parents ne peuvent fournir la documentation nécessaire à la Commission scolaire, ils devraient normalement payer pour la scolarité de leur fillette.

Jeudi matin, la famille a rencontré un conseiller politique de la députée péquiste Agnès Maltais. Au bureau de la députée, on promet de faire pression sur le ministre de l'Éducation, François Blais, pour qu'il contacte la Commission scolaire de la Capitale.

Nora Delarue croit que ce nouvel appui permettra à sa fille de continuer son parcours académique. « Je suis de plus en plus confiante. Je suis persuadée qu'Émie va retourner à l'école, et de façon gratuite », explique la mère.

Lors d'un entretien téléphonique, un responsable de la Commission scolaire de la Capitale a affirmé que ce dossier serait traité avec beaucoup de flexibilité.

Campagne sur les réseaux sociaux

De nombreux amis du couple se sont mobilisés sur Facebook pour amasser des fonds pour aider leurs amis à payer les dépenses courantes. Ils ont même créé une campagne de sociofinancement.

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