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« Ce n'est pas un problème de taxes notre affaire » - Régis Labeaume 

Le maire de Québec ne croit pas que les commerçants de la capitale sont surtaxés. Au terme d'une rencontre avec un groupe de restaurateurs, Régis Labeaume a plutôt montré du doigt l'augmentation de la valeur des immeubles.

« Ce n'est pas nous autres qui gérons ça. On fait juste appliquer les lois du Québec », s'est défendu Régis Labeaume en parlant du nouveau rôle d'évaluation en vigueur depuis le début de l'année. La Ville assure limiter la hausse des comptes de taxes avec sa fameuse mesure « Robin des Bois » qui permet d'alléger le fardeau fiscal des plus petites entreprises en faisant payer davantage les plus grosses.

« Dans le cas de la brasserie L'Inox, son compte de taxes a baissé » illustre le maire.

Régis Labeaume s'est par ailleurs dit ouvert à poursuivre le dialogue avec les commerçants. Comme la plupart des rues commerçantes de Québec ont choisi de se doter d'une Société de développement commercial (SDC), le maire estime que c'est par le biais de ces organismes que les gens d'affaires devraient s'exprimer.

« Si chacun a ses problèmes, allez voir ceux qui vous représentent et on va les régler un après l'autre », dit-il.

La Ville trop gourmande?

Si la Ville doit se soumettre aux lois provinciales pour évaluer sa valeur foncière, les commerçants rencontrés au sortir de leur rencontre avec le maire ont été rapides à relever les nombreuses taxes qu'ils doivent acquitter pour brasser des affaires.

« Les taxes foncières c'est quelque chose, mais c'est toutes les autres taxes comme les taxes d'eau et les taxes de vidanges. L'agrandissement des terrasses quand tu te retrouves sur le terrain de la Ville, ça coûte une fortune », a expliqué Philippe Desrosiers, copropriétaire de la microbrasserie L'Inox.

Selon lui, la rencontre a cependant été très « amicale » et l'administration Labeaume s'est montrée sensible à la réalité des restaurateurs.

« Le but de cette réunion-là est de lancer un signal d'alarme. On a une belle ville, on ne veut pas de locaux vides », a-t-il plaidé.

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