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Cellulaire au volant : des règles plus strictes à compter de samedi

Les sanctions plus sévères imposées aux utilisateurs du cellulaire au volant entrent en vigueur samedi. Amendes maximales multipliées par six, suspension immédiate du permis en cas de récidive, augmentation du nombre de points d'inaptitude : Québec prend les grands moyens pour s'attaquer à l'une des principales sources de distraction et d'accidents sur le réseau routier.

Un texte de Louis Gagné

La mesure dissuasive la plus notable incluse dans le nouveau Code de la sécurité routière concerne les pénalités financières imposées aux adeptes du cellulaire au volant.

Ils seront dorénavant passibles d’une amende de 300 $ à 600 $. La fourchette pour ce type d’infraction était jusqu’ici de 80 $ à 100 $.

En cas de récidive, l’amende minimale est doublée. Les conducteurs fautifs s’exposent également à une suspension immédiate de leur permis pour une période de 3, 7 ou 30 jours, selon qu’ils en sont à leur première, deuxième ou troisième récidive.

De plus, le nombre de points d’inaptitude inscrits au dossier de conduite des contrevenants passe de 4 à 5.

Le cellulaire au vélo, c’est fini

Autre nouveauté au Code de la sécurité routière, l’interdiction du téléphone cellulaire est élargie aux cyclistes et aux utilisateurs d’une aide à la mobilité motorisée (AMM) telle qu’un triporteur.

Les personnes se déplaçant à vélo sont passibles d’une amende de 80 $ à 100 $, tandis que celles circulant à bord d’une AMM s’exposent à une pénalité de 30 $ à 60 $.

De plus, les cyclistes et les utilisateurs d’une AMM ne peuvent porter aucun écouteur. L’interdiction est moins stricte pour les conducteurs d’un véhicule routier, qui sont autorisés à porter un écouteur, mais à une seule oreille.

Autres appareils visés

Les nouvelles dispositions du Code de la sécurité routière visent principalement à réduire les distractions provoquées par l’utilisation du téléphone cellulaire, mais pas uniquement.

L’interdiction s’applique à « tout autre appareil portatif conçu pour transmettre ou recevoir des informations ou pour être utilisé à des fins de divertissement ». Cela inclut les montres intelligentes.

Des exceptions sont prévues, notamment pour les appareils GPS, à condition qu’ils soient intégrés au véhicule ou installés sur un support fixé sur le véhicule.

Les téléphones cellulaires et autres appareils électroniques font partie des principales sources de distraction au volant. Selon la Société de l’assurance automobile du Québec, entre 2011 et 2015, les distractions étaient en cause dans 31,5 % des décès survenus sur les routes de la province.

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