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Cent ans après les émeutes de Saint-Sauveur, ne pas oublier

Quatre roses blanches ont été déposées dimanche matin au pied du monument érigé à l'angle des rues Bagot et Saint-Vallier Ouest. Il y a 100 ans jour pour jour, quatre hommes étaient tués à cet endroit même par l'armée canadienne, au terme de 5 jours d'émeutes contre la conscription.

Une dizaine de citoyens ont répondu à cette invitation lancée par la Société nationale des Québécois de la capitale. Pour le président de l’organisation, Gilles Grenier, il importe de commémorer cet événement tragique.

« C'est une ville tranquille, Québec. Quand il arrive des événements, ça nous marque parce qu'on n'est pas dans une société agressive. On est dans une société pacifique », affirme l’homme.

Promesse rompue

Alors que le monde était plongé dans la Première Guerre mondiale, le gouvernement canadien adopte en 1917 la Loi du service militaire, qui introduit la conscription.

Les résidents du Québec s’y opposent fortement. « Les gouvernements avaient fait campagne en promettant de ne pas faire la conscription », souligne M. Gernier.

Des manifestations ont alors éclaté dans plusieurs villes; Québec n’y a pas échappé. Une première émeute survient le 28 mars 1918.

La grogne se poursuit chaque jour jusqu’au 1er avril, lorsque l’armée canadienne ouvre le feu sur la foule rassemblée en basse-ville. Quatre hommes, dont un adolescent, périssent.

Devoir de mémoire

M. Grenier croit qu’il faut se souvenir que les émeutiers étaient d’abord et avant tout réunis pour s’opposer à la guerre.

Cent ans plus tard, il souligne leur bravoure et leur mobilisation. « Ce que les gens de Québec ont exprimé dans cette émeute, c’est oui au pacifisme, avant toute chose », analyse-t-il.

Samedi après-midi, d’autres citoyens s’étaient réunis à l’angle des rues Saint-Vallier Ouest et Bagot pour souligner ce même événement, à l’invitation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, cette fois.

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