Le Comité des citoyens du quartier Saint-Sauveur demande un moratoire sur la démolition du Centre Durocher. Le Comité appuie sa demande sur une étude obtenue grâce à la Loi d'accès à l'information.

Selon les informations contenues dans l'étude commandée par la Ville en 2010, les coûts de 24 millions $ estimés pour un réaménagement du Centre Durocher n'étaient pas causés par la présence d'amiante. Or, la Ville de Québec appuie sa décision de démolir le Centre Durocher par la présence d'amiante et l'augmentation de frais de transformation causée par les coûts de décontamination.

Éric Martin, le coordonnateur du Comité de citoyen a été sidéré à la lecture du document. Il affirme que la Ville a gonflé les chiffres du projet de transformation du Centre en ajoutant des travaux qui n'ont jamais été présentés au public. De plus, selon lui, le document ne fait pas mention de présence d'amiante.

« Ce document, qui est un document de la Ville, nous révèle qu'il s'agit d'un agrandissement, qu'on rajoute un étage et que c'est à cause de l'agrandissement que les coûts ont gonflé de la moitié [...] Ça n'a rien à voir avec l'amiante », explique-t-il.

Le document avait été demandé par la Loi d'accès à l'information, mais la demande a été refusée. C'est finalement une citoyenne qui a réussi à l'obtenir lors d'une révision devant la Commission d'accès à l'information.

En réaction aux allégations du Comité de citoyens, Régis Labeaume a affirmé qu'il y a bel et bien de l'amiante dans le bâtiment et que les coûts de réfection seraient trop importants. L'option d'un moratoire n'est donc pas envisagée.

Il estime que les arguments avancés par les opposants ne sont pas fondés. « Il y a toujours des apprentis sorciers qui pensent qu'on ne sait pas ce qu'on dit. »

Le promoteur du projet, Armand St-Laurent de la compagnie Action-Habitation, a confirmé que la démolition est prévue pour le printemps. Il construira ensuite 69 logements sociaux. 

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