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Centre Vidéotron : J’ai ma place admet des ratés dans la prévente de billets

La fondation J'ai ma place reconnaît ne pas être en mesure de garantir à ses membres une priorité d'achat pour tous les spectacles et événements présentés au Centre Vidéotron, un « privilège » qui semblait pourtant garanti aux détenteurs de sièges.

Un texte de Louis Gagné

Le président du conseil d’administration de J’ai ma place, Luc Paradis, mentionne qu’au moment où les sièges du futur amphithéâtre ont été mis en vente, l’organisation n’avait pas prévu que certains artistes contrôlaient eux-mêmes la prévente de leurs billets, dont une partie est réservée à leur fan-club.

« La plupart du temps, quand les artistes viennent ici, ils louent l'amphithéâtre, on le loue. Donc, c'est eux autres qui décident comment ils font leur mise en marché, c'est eux autres qui décident des préventes », a expliqué M. Paradis, jeudi, en marge du dévoilement d’une plaque soulignant la contribution de J’ai ma place à la construction du Centre Vidéotron.

Il a ajouté que ni le gestionnaire de l’amphithéâtre, Québecor, ni la société de vente et de distribution de billets de spectacles Ticketmaster, propriétaire du site admission.com, n’ont de contrôle sur la situation.

Droit d’utilisation

Le projet J’ai ma place a vu le jour en 2008 à l’initiative d’un groupe de gens d’affaires de Québec. Il visait à promouvoir la construction d’un nouvel amphithéâtre susceptible d’attirer le retour d’une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) dans la capitale.

J’ai ma place vendrait des droits d’utilisation sur les sièges et les salons corporatifs. Le coût variait en fonction de l’emplacement du siège : 1500 $ pour la section Balcons, 3000 $ pour la section Mezzanines et 5000 $ pour la section Loges. Les salons corporatifs étaient vendus au coût de 25 000 $.

On promettait aux détenteurs d’un siège une prévente exclusive des billets de saison d’une éventuelle équipe de la LNH, mais aussi une priorité d’achat pour les spectacles et événements présentés dans le nouvel amphithéâtre.

« Ceux ayant acheté leurs sièges de J’AI MA PLACE auront droit à une prévente des billets de leur sièges [sic] pour chacun des spectacles », peut-on lire dans un gazouillis publié sur le compte Twitter de l’organisation le 29 juin 2010.

Un « accessoire »

Luc Paradis assure que les 2200 membres de J’ai ma place qui se sont procuré des sièges en ont eu pour leur argent. Il reconnaît que la priorité d’achat sur les événements autres que les parties de hockey « ne fonctionne pas parfaitement », mais relativise le problème en soutenant qu’il s’agissait d’un « accessoire ».

« Il faut dire que le gain principal des détenteurs de sièges, ceux qui ont acheté des sièges, c'était pour avoir une place au hockey. Et l'accessoire, c'est [qu’en] attendant, vous allez avoir une priorité d'achat sur tout ce qui va se passer dans l'amphithéâtre », fait valoir l’avocat associé chez Morency société d’avocats.

Un « succès »

Le président de J’ai ma place est persuadé que l’entreprise a été un succès. Il soutient que l’organisation a créé un engouement au sein de la population de Québec en faveur d’un nouvel amphithéâtre.

« On est très heureux du dénouement, très heureux de la réalisation de l'amphithéâtre C'est un beau legs pour la population de Québec […] Les gens se sont approprié le projet », se félicite Luc Paradis.

J’ai ma place a remis 18,5 millions de dollars à la Ville de Québec. Plus de 500 000 $ récoltés à l’aide des intérêts réalisés sur un fonds en fiducie ont été remis à différentes fondations. J’ai ma place, qui a passé le relais à Première place en mars 2015, « fermera ses livres » d’ici la fin de l’année.

Avec les informations de Louise Boisvert

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