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Centre Vidéotron : première année positive, malgré un déficit

Le président et chef de la direction de Québecor dresse un bilan positif de la première année d'exploitation du Centre Vidéotron, dont Québecor est le gestionnaire. Pierre Dion confirme toutefois qu'il faut s'attendre à un déficit en 2016 et pour les prochaines années. « Une situation normale », selon lui.

M. Dion s'appuie sur un sondage mené auprès de la population, sur la fréquentation et sur la satisfaction des clients ainsi que celle de l'industrie du spectacle depuis l'ouverture de l'amphithéâtre multifonctionnel en septembre 2015 pour affirmer que « la première année a été couronnée de succès ».

Selon les données dévoilées en point de presse lundi, 1,13 million de visiteurs (excluant les visites gratuites de l'inauguration) ont franchi les portes du Centre Vidéotron depuis un an. L'amphithéâtre a tenu 93 soirs de spectacles et événements sportifs et plus de 30 événements corporatifs.

Les soirées au Centre Vidéotron suscitent l'engouement, affirme M. Dion. Quelque 350 000 billets ont été vendus pour les spectacles uniquement alors que les matchs des Remparts ont attiré 500 000 spectateurs.

« Si on se fie aux chiffres de 2015 et on fait la pondération pour 2016, on se situerait dans le top 50 des amphithéâtres à travers le monde, selon les résultats de Pollstar pour les billets de spectacles seulement. »

Selon lui, par ailleurs, 70 % de la clientèle dans la dernière année provient de la région de Québec et 30 % de l'extérieur, dont Montréal, Saguenay et les États-Unis notamment.

Pierre Dion fait valoir que les retombées économiques sont importantes pour Québec. Il souligne que selon un sondage, 96 % des spectateurs sont satisfaits de leur expérience.

« Ça veut dire que les gens vont revenir, ils ont aimé ça, ils en parlent, ils disent à leurs amis, leur famille : "allez-y, c'est extraordinaire!" 96 %, c'est très élevé », commente-t-il.

Depuis l'ouverture du Centre Vidéotron, plusieurs artistes de renommée internationale, Madonna, Metallica, Shania Twain, Céline Dion, Muse, entre autres, s'y sont produits.

Le président et chef de la direction de Québecor ne se fait pas d'illusions toutefois. Il n'est pas garanti qu'autant de spectacles s'arrêteront au Centre Vidéotron l'an prochain.

« Plusieurs variables font qu'il y a des années où on aura plus de tournées que d'autres, tout simplement », a expliqué Pierre Dion.

Un déficit « normal »

Quant au déficit de 1,4 million de dollars divulgué en juin, après 4 mois d'exploitation, Pierre Dion a confirmé qu'il fallait s'attendre à ce que la rentabilité ne soit pas au rendez-vous cette année.

« Effectivement, on s'attend également à un déficit en 2016 et c'est normal. Ça va prendre quelques années avant d'arriver à une rentabilité, et c'est normal », a insisté Pierre Dion, qui a refusé de s'avancer sur le montant du déficit anticipé.

Le président et chef de la direction de Québecor a estimé qu'il faudrait « 10-15 ans avant de vraiment pouvoir faire une évaluation » de la rentabilité d'un amphithéâtre dans une ville comme Québec.

Le contrat sur la gestion de l'amphithéâtre, signé en 2011, stipule que la Ville de Québec doit payer 50 % du déficit d'exploitation encouru par QMI Spectacles, une filiale de Québecor, jusqu'à concurrence du montant du loyer.

Ce montant atteignait 730 000 $ pour les quatre premiers mois d'activités au Centre Vidéotron. La Ville a dû faire un chèque à Québecor à ce montant cette année en raison de ce déficit. 

Québecor insiste néanmoins sur le fait que la Ville n'est pas perdante puisque cette dernière reçoit 33 millions de dollars de Québecor en échange des droits d'identification de l'immeuble. Québecor rappelle aussi que la Ville touche de l'argent sur chaque billet vendu, jusqu'à un maximum de 4 $ par billet.

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