Retour

Chaînes humaines et organismes communautaires en grève

Des manifestants ont occupé ce midi les bureaux de députés libéraux dans la région. Ils ont été une cinquantaine au bureau du député de Jean-Talon, Sébastien Proulx, et une vingtaine à celui de Sam Hamad. Ces manifestants sont issus du milieu des organismes communautaires. Ils dénoncent les mesures d'austérité du gouvernement Couillard.

« C'est sûr que c'est une action qui est un peu plus dérangeante qu'une manifestation ou une pétition, mais ça fait juste démontrer à quel point les gens sont tannés de répéter le même message sans être entendus par le gouvernement », affirme Vania Wright-Larin, coordonnateur du Regroupement d'éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (REPAC 03-12).

Les manifestants sont partis à la demande des policiers. Les organismes communautaires tiendront des actions de protestation demain aussi.

Fermés pour la journée

Près de 1300 organismes communautaires au Québec ont décidé de fermer leurs portes pour la journée ou d'interrompre leurs activités pour dénoncer la précarité de leur financement. À Québec, une centaine d'organismes participent au mouvement. Marches et piquetages sont prévus dans le quartier Saint-Sauveur, notamment.

Tôt ce matin, les organismes communautaires se sont joints au mouvement Je protège mon école publique, aux abords des écoles, pour sensibiliser la population aux missions des organismes communautaires.

Joanne Boutet, du Centre d'entraide Émotions de Québec, souligne que les organismes communautaires comme les écoles sont touchés par les mesures d'austérité.

« Le communautaire, on fait partie de la communauté, et les mesures d'austérité ont un impact sur l'éducation, ça touche aussi les organismes communautaires, ça fait que je pense que tout le monde doit se serrer les coudes devant ces menaces-là. »

Les organismes communautaires disent souffrir de sous-financement chronique. François Saillant, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain, parle de situation de crise.

« D'un côté, tu as des ressources qui sont moindres avec, de l'autre côté, des problèmes qui s'aggravent et des populations qui ont besoin de plus en plus d'aide de la part des organismes communautaires, et on se retrouve dans une situation de crise. »

Les groupes demandent en tout 265 millions de dollars au gouvernement pour parvenir à remplir leur rôle adéquatement.

Les intervenants des organismes communautaires tiendront également une manifestation mardi en après-midi à la place de l'Université-du-Québec.

Appui des étudiants

La grève des organismes communautaires gagne par ailleurs des étudiants de l'Université Laval. Plusieurs associations étudiantes ont décidé de participer aux deux journées de débrayage des organismes communautaires.

Environ 1000 étudiants en philosophie, sociologie et anthropologie, notamment, sont en grève aujourd'hui, et 5800 le seront demain.

Ces associations étudiantes vont aussi, pour la plupart, faire la grève les 12 et 13 novembre prochains avec les syndicats du Front commun.

À la défense des écoles

Des parents et des élèves de diverses écoles de la région de Québec ont quant à eux formé des chaînes humaines ce matin pour dénoncer les compressions du gouvernement libéral en éducation. Des actions se tenaient entre autres aux abords des écoles des Berges, Saint-Jean-Baptiste, Sacré-Coeur et Jean-de-Brébeuf.

Plus de 200 établissements au Québec ont été ainsi encerclés le 1er septembre dernier.

Plus d'articles

Commentaires