La mort de Jacqueline Desmarais attriste la région de Charlevoix, où elle a été très active sur le plan philanthropique. « Nous venons de perdre une très grande amie, une amie de longue date », affirme la directrice générale du Domaine Forget, Ginette Gauthier.

Avec Paul Desmarais, son défunt mari, Jacqueline Desmarais a été « de toutes les étapes importantes du développement du Domaine Forget », rappelle Mme Gauthier.

Selon cette dernière, le mécénat de Mme Desmarais a permis à d’innombrables jeunes artistes d’atteindre de nouveaux sommets.

Un fonds de bourse du Domaine Forget porte d’ailleurs le nom du couple Desmarais, qui a largement contribué à le financer. Uniquement cette année, environ 150 jeunes se partageront 165 000 $ pour participer à classes de maître.

« Il n’y en a pas beaucoup au Québec qui ont fait leur marque comme Mme Desmarais », indique Mme Gauthier.

À son avis, l’engagement de Mme Desmarais dans le milieu artistique se poursuivra grâce à d’autres philanthropes, même si sa contribution aura été unique en son genre.

Au Musée de Charlevoix, à La Malbaie, on pleure également la mort de Mme Desmarais, qui s'est éteinte à 89 ans.

La directrice générale du Musée, Annie Breton, estime que son institution ne serait pas la même sans la générosité de Mme Desmarais au fil des ans.

Depuis 1990, l’Omnium Jackie Desmarais a permis d’amasser plus d’un million de dollars au profit du Musée, souligne Mme Breton.

La fin d’une époque

Pour sa part, le maire de La Malbaie affirme que Jacqueline et Paul Desmarais ont toujours voué un grand amour à Charlevoix.

Michel Couturier soutient qu'après la mort du patriarche, en 2013, la mort de Mme Desmarais marque la fin d’une certaine époque. Il croit toutefois que le legs des Desmarais est là pour rester puisque le domaine familial est toujours actif à Sagard.

« Est-ce que les enfants vont perpétuer la tradition? À date, on pense que oui et ça nous rassure », affirme le maire.

Un choc à Québec aussi

À Québec aussi, le départ de Mme Desmarais provoque des réactions. Le directeur général de l’Opéra de Québec est sous le choc.

Grégoire Legendre se rappelle de la gentillesse et de l’authenticité de Mme Desmarais, qui donnait sans nécessairement demander en retour, dit-il.

« Ce qui la rendait heureuse, c’était de voir des artistes de talent se développer », affirme M. Legendre, qui fait aussi partie du jury pour les prix de la Fondation Jacqueline Desmarais pour jeunes chanteurs lyriques.

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