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Christine Gillard nommée entraîneuse de l'année par Cyclisme Canada

Christine Gillard avait déjà toutes les raisons d'être pleinement satisfaite de sa dernière saison et de celle de ses athlètes. Voilà qu'elle vient d'être nommée entraîneuse de l'année par Cyclisme Canada, un honneur qu'elle reçoit pour la deuxième fois en quatre ans.

Un texte de Jean-Philippe Martin

« Je suis contente. C’est une belle année! Un entraîneur, ce n’est rien sans ses athlètes. Je suis vraiment chanceuse d’avoir de bons athlètes autour de moi et des parents qui me font confiance », dit-elle.

Christine Gillard contribue au succès des cyclistes de la relève de la région de Québec depuis une vingtaine d’années.

Responsable du programme de sport-études en cyclisme, la résidente de Beaupré est aussi directrice de l’équipe Desjardins-Ford, une formation qui compte dans ses rangs quelques-uns des meilleurs cyclistes de la relève au Québec.

« Cette année, dans le junior femme et homme, au sein de notre équipe Desjardins-Ford, nos coureurs ont représenté plus de 50 % de tous les “projets” de l’équipe du Québec. C’est une super belle réussite », souligne-t-elle.

L’humain avant l’athlète

Parmi ces « projets », Simone Boilard est sans doute celle qui a réalisé la plus belle performance du groupe cette saison, avec un « top-10 » lors du Championnats du monde de cyclisme sur route chez les juniors à Bergen, en Norvège.

La complicité entre l’athlète et l’entraîneuse est indéniable. Il faut dire que les deux se connaissent depuis que la jeune fille a quatre ans. Simone, qui a maintenant 17 ans, a fait ses débuts sur deux roues au sein du club CC2R que dirigeait Christine Gillard.

Aujourd’hui, le duo se parle pratiquement tous les jours. C’est la recette du succès, croit Simone Boilard.

« Après chaque entraînement, je dois l’appeler et lui dire comment je me suis sentie. C’est très personnalisé et c’est comme ça pour chaque athlète. Elle trouve le tour de tous nous appeler un par un, de tout décortiquer, de refaire nos plans », explique la jeune surdouée.

Christine Gillard croit que cette complicité lui permet de tirer le meilleur de chacun. L’important, c’est d’être à l’écoute des besoins de l'athlète.

Elle n’hésitera jamais à donner congé d’entraînement à l'un de ses cyclistes pour l’inciter à sortir et voir des amis quand la fatigue se fait sentir.

« Je fais toujours passer l’être humain avant l’athlète. Je les connais mes athlètes. Je sais quand ils vont bien. Je sais quand ils ne vont pas bien. Ils savent qu’ils peuvent me parler. Si ça ne va pas bien, on prend du temps pour en parler », dit-elle.

« Quand on est junior, on ne vit pas d'échecs »

Christine Gillard, qui compte aussi dans ses rangs Pier-André Côté, champion canadien au critérium, souhaite favoriser l’apprentissage avant tout, et tous les moyens sont bons pour y arriver.

Cette saison, alors que Simone Boilard dominait les épreuves de sa catégorie d’âge, Gillard lui a demandé de lever le pied et de concéder la victoire lors d’une étape pour la forcer à revenir en force dans sa quête du maillot de vainqueure.

« Quand on est junior, on ne vit pas d'échecs, on apprend. Avec moi, les cyclistes peuvent essayer plein de choses. Et si le résultat n’est pas là, ce n'est pas plus grave que ça. La prochaine fois, le résultat va être-là », affirme-t-elle.

Passionnée des jeunes

Malgré son expérience et ses qualités, Christine Gillard n’est pas prête à délaisser les cyclistes de la relève au profit d’équipes de plus haut niveau. Pour elle, c’est un privilège d’accompagner ces jeunes sportifs dans l’atteinte de leurs objectifs.

« C’est là que je suis la meilleure, avec les jeunes. Je dis souvent que je suis plus passionnée des jeunes que du vélo en tant que tel. Si je dois continuer à un niveau plus haut, avec des athlètes plus vieux, je vais le faire. Mais, en ce moment, je suis vraiment heureuse où je suis », termine-t-elle.

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