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Cimetière musulman : La Meute dément avoir initié le référendum

Le groupe La Meute affirme ne pas avoir été impliqué dans le référendum sur le cimetière musulman à Saint-Apollinaire, bien qu'une membre du groupe identitaire figure parmi les opposants au projet qui a été rejeté dimanche.

« Le référendum sur le cimetière de Saint-Apollinaire, c’était pas une initiative de La Meute, on avait décidé de pas trop s’impliquer », affirme Sylvain Brouillette, porte-parole du groupe La Meute qui dit militer contre l’islam radical.

Sylvain Brouillette ne cache pas que La Meute ait fait des démarches au départ auprès de Sunny Létourneau, porte-parole du comité du non, mais affirme que La Meute a cessé de s’impliquer dans le dossier dès le mois d’avril, à la demande de Mme Létourneau.

Sylvain Brouillette soutient par ailleurs que La Meute n’était pas opposée à l’idée d’un cimetière de confession musulmane, mais s’intéressait plutôt au processus démocratique dans le dossier.

« C’était plus au niveau du processus démocratique qu’on était inquiets que par rapport à la confessionnalité du cimetière. Il y a eu plusieurs choses intrigantes sur la présentation du projet, ça nous a allumé les lumières, on voulait en parler, mais on a décidé de laisser tomber. »

Il reproche notamment à la municipalité d’avoir fait la promotion d’un projet privé qui ne rapporterait pas de taxes.

De son côté, Sunny Létourneau qui a milité activement contre le projet, admet être membre de La Meute, mais affirme s’être inscrite « pour informer les gens ». « Je ne suis pas un membre actif, mais l’Internet, la façon que ça procède, il faut être inscrit pour voir commenter ».

Le camp du non s’opposait à la création d’un cimetière exclusivement musulman.

Rappelons que 19 personnes contre 16 ont voté contre le changement de zonage qui aurait permis la création du cimetière musulman à Saint-Apollinaire.

Le projet prévoyait aménager le cimetière musulman sur un terrain de 60 000 pieds carrés dans le parc industriel de Saint-Apollinaire. Le terrain est la propriété du complexe funéraire Harmonia, promoteur du projet. Sa réalisation nécessitait toutefois un changement de zonage pour permettre d’y enterrer des corps.

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