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Cimetière musulman : pas besoin de décontaminer le terrain convoité

La contamination du terrain convoité pour recevoir un cimetière musulman à Québec n'est pas suffisante pour exiger des travaux de décontamination, selon ce que révèle une étude obtenue par Radio-Canada.

Un texte de Carl Marchand

L’évaluation réalisée par le Groupe Akifer pour le compte de la Ville de Québec indique que les échantillons prélevés « respectent les valeurs limites » fixées par le Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains de la Loi sur la qualité de l’environnement.

« Aucune intervention environnementale supplémentaire n’est recommandée sur les sols », indique l’étude remise à la Ville en novembre 2017.

Des traces de manganèse et de zinc ont été repérées dans les eaux souterraines. Elles sont vraisemblablement reliées à la présence d’un remblai composé majoritairement de roc fracturé sur le site. On retrouve également différents débris, comme de l'asphalte, des briques et du béton notamment.

Concentrations de mercure

Les concentrations de mercure observées proviendraient quant à elles du cimetière localisé à proximité.

Le terrain convoité par le Centre culturel islamique de Québec pour établir un cimetière est situé au sud de la rue Frank-Carrel, à côté du cimetière Belmont. Il est d’une superficie de 5706 mètres carrés et le prix de vente est de 270 000 $. Il s'agit de la partie inutilisée d'un dépôt à neige depuis 1990.

S’il voit le jour, l’espace permettra d'accueillir les défunts de la communauté musulmane pendant au moins 50 ans.

« Le dossier est encore à l’étude au ministère de l’Environnement pour des vérifications techniques », s’est contenté de dire Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ).

Une rencontre entre les représentants du ministère et du CCIQ aura d'ailleurs lieu le 30 mai prochain.

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