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Cindy Ouellet en route vers ses quatrièmes Jeux paralympiques

Cindy Ouellet s'envolera dimanche vers la Corée du Sud pour représenter le Canada pour une quatrième fois aux Jeux paralympiques. Membre de l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant, la résidente de Québec participera cette fois aux épreuves de ski de fond paralympique. Elle sera la première Québécoise à participer aux Jeux d’été et d’hiver.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Cindy Ouellet s’est lancée dans le ski de fond paralympique il y a un an, avec l’intention de participer aux Jeux de 2022, à Pékin, en Chine.

Avec en poche une seule expérience en Coupe du monde, Cindy Ouellet a réussi par surprise à devancer son échéancier : elle a appris le mois dernier qu’elle sera des Jeux de Pyeongchang qui s’ouvriront le 9 mars.

« Une préparation d’un mois pour les Jeux paralympiques, ce n’est pas beaucoup, admet l’athlète de 29 ans. Je me suis arrangée avec mes entraîneurs pour qu’on se concentre à travailler les muscles et le cardio pour le ski de fond. On va voir ce que ça va donner rendu là-bas. »

Bien qu’elle se soit entraînée deux fois par jour et six jours par semaine depuis un mois, la jeune femme inscrite aux épreuves de ski de fond paralympique en position assise avoue ne pas être aussi bien préparée qu’elle ne l’aurait souhaité, à quelques jours de sa première expérience hivernale.

Son expérience en basketball et en CrossFit fait d’elle une athlète accomplie, mais en ski, la maîtrise de la technique fait toute la différence au fil d’arrivée.

« C’est sûr que le basket m’aide à manoeuvrer ma luge, parce qu’avec le basket, on bouge beaucoup avec les hanches, explique-t-elle. Mais à haute vitesse,[il faut savoir] comment changer de track et comment faire des dépassements. Ces trucs techniques peuvent te [faire] sauver plusieurs secondes en course. »

Moins de pression

Avec ses coéquipières de l’équipe de basketball en fauteuil roulant, Cindy Ouellet est habituée de débarquer aux Jeux paralympiques avec l’intention ferme de décrocher une médaille.

Après avoir participé aux Jeux de Pékin en 2008, de Londres en 2012, et de Rio en 2016, l’athlète originaire de Rivière-du-Loup avoue que cette fois, la pression pèse moins lourd sur ses épaules, elle qui souhaite se classer parmi les 20 premières positions au terme des Jeux.

« Je vais profiter de l’expérience unique de représenter mon pays encore une fois. Mais, je suis très compétitive, je vais tout donner là-bas », conclut-elle.

Cindy Ouellet sera en action le 11 mars pour l’épreuve du 12 km, le 14 mars à l’occasion du sprint et le 17 mars pour le 5 km.

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