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Coffre-fort virtuel : Asentri refuse de parler d'échec

La compagnie Asentri, partenaire de la Ville de Québec dans le controversé projet du coffre-fort virtuel, affirme que la plate-forme d'échange de données sécurisées qu'elle a mise au point fonctionne et peut encore gagner des adeptes à Québec.

Même si le projet qui a coûté 1,5 million de dollars en argent public a été abandonné par le maire Labeaume, l'entreprise refuse de parler d'échec.

Le directeur général de Solutions Asentri, Pierre Lessard, croit que le projet a tout simplement été mal vendu à la population et qu'il mérite d'être bonifié et relancé à nouveau. « La plate-forme on va la conserver, on va tenter de la développer, de l’améliorer, chose qu’on est après faire. »

Il défend aussi l'investissement de l'argent des contribuables dans le dossier.

« Quand tu fais du développement et de la recherche, il y a toujours un risque financier majeur, c’est pour ça que ça prend des programmes de l’État pour supporter cette recherche. [..] Tout ce qui est en place, la plate-forme de la Ville fonctionne, c’est parce qu’elle a été vendue d’une façon que les gens n’ont pas adhéré », dit-il.

Centre de données peu probable

Asentri s’était par ailleurs engagée à construire un immeuble sécurisé de 35 millions de dollars dans le parc Colbert pour stocker en priorité les données des usagers du coffre-fort virtuel.

Pierre Lessard admet que la construction du centre de données est peu probable. L’entreprise a jusqu’au 30 novembre pour dire à la Ville si elle va de l’avant avec ce projet sur le terrain sur lequel elle détient une option d’achat.

Solution Asentri dit employer trois personnes à ses bureaux de Québec et travailler à réaliser de nouveaux projets.

Pas question de relancer, dit le maire Labeaume

De son côté, le maire de Québec ferme la porte à toute relance du projet de coffre-fort virtuel dans le futur.

Régis Labeaume affirme que la technologie développée par Asentri pour la Ville était bonne, mais que les citoyens ne sont pas prêts à l'intégrer dans leur quotidien.

« En innovation technologique, il faut que tu prennes des décisions. Là, au moment où on est rendus, c’est pas que la technologie n’évolue pas, c’est que le public n’a pas embarqué. […] Honnêtement, je pense qu’on a fait le tour du sujet ».

Le maire dit attendre la décision d’Asentri concernant le bunker au parc Colbert. Si la compagnie se désiste, la Ville récupérera 150 000 $ déposés en promesse d’achat pour le terrain.

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