Alors qu'ils enfilent armures et boucliers, on croit assister à une pièce de théâtre. Mais, lorsque l'assaut est lancé et que les coups d'épée résonnent sur les casques des combattants, on comprend que le duel n'a rien d'une mise en scène. Les combats médiévaux ont maintenant leur arène à Québec.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Le club des Patriotes est l'un des deux regroupements dans la région. Une dizaine d'adeptes, fervents de sports de combats et d'histoire, se réunissent une ou deux fois par semaine, au Ali Combat Club de l'arrondissement Sainte-Foy, pour se « taper dessus avec des armes de fer. »

Mao Arseneault est un gaillard de 6 pieds et 7 pouces. On peut dire qu'il a le physique de l'emploi! Boxeur et adepte de combat extrême, c'est un ami qui lui a proposé d'essayer le combat médiéval.

« Au début, je pensais que c'était des épées de mousse, alors ça ne me disait rien. Mais, il m'a assuré que c'était des vraies armes et qu'on se frappait au visage. Ce qui me plaît, c'est que je peux faire n'importe quoi. Frapper quelqu'un avec une hache, une épée, mais de pouvoir aussi utiliser mes genoux, mes coudes, mes poings. Ça ressemble aux arts martiaux mixtes, mais avec des armes », explique-t-il.

Tout ça semble bien barbare, mais l'objectif est de désarmer ou de faire tomber l'adversaire. Si les combats sont violents, aucun gladiateur ne se bat au péril de sa vie.

Les haches et les épées sont composées de métal, mais l'acier est émoussé: la lame n'est pas tranchante. D'ailleurs, un règlement interdit l'usage d'armes de moins de deux millimètres d'épaisseur.

Armure d'acier

Et il y a l'armure, faite aussi d'acier. Solide et très lourde - elle pèse souvent plus de 50 kilogrammes - l'armure rend celui qui la porte presque invincible.

« Pour un sport de combat, je trouve qu'en armure, je me sens pas mal plus protégé », explique William Cagelet. « Dans un autre sport comme le kickboxing, je me sens plutôt fragile. Je m'expose à des coups directs au corps. Je me sens plus en sécurité [dans un combat médiéval], même si les armes sont en métal. »

« Les coups, c'est ce qui fait le moins mal dans notre sport », lance Benoît Côté, capitaine des Patriotes. « Au soleil, l'été, on souffre avec une armure de 100 livres sur le dos, à frapper 20-25 fois son adversaire avec l'épée. »

Chacun y trouve son compte. Que ce soit pour revivre l'époque des chevaliers, en suer un bon coup ou même pour voyager.

Cette semaine, à Prague en République tchèque, Mao et d'autres combattants vivront l'expérience de la Battle of the Nations, un tournoi où s'affrontent les guerriers de différents pays. Le Canada participera à la bataille « cinq contre cinq. » 

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