Les rodéos n'ont plus leur place dans notre société, estiment des manifestants proanimaux. Ils étaient une cinquantaine à passer leur message aux spectateurs du rodéo PBR Monster Energy Tour, qui a eu lieu au Centre Vidéotron samedi soir.

Vêtus de noir en guise de respect pour les animaux, les militants ont notamment fait une haie de « déshonneur » pour sensibiliser les détenteurs de billets à la « violence des épreuves de rodéo et à l'exploitation animale ».

La manifestation s'est déroulée dans le silence. Les militants souhaitent sensibiliser les amateurs de rodéo. Ce genre d'activité extrême devrait être aboli, affirment-ils.

Quelques adeptes de rodéo ont toutefois répliqué. « Vous faites dur en maudit », a dit l'un d'eux.

Des détenteurs de billets n'étaient pas non plus impressionnés par cette manifestation silencieuse. La plupart des spectateurs se disent amoureux des animaux. Ils pensent que les bêtes sont bien traitées.

« Quand ils ont faim, ils mangent. Quand ils ont soif, ils boivent. C'est ça que j'en pense », a dit un spectateur.

«  8 secondes de trop  »

Dans le cadre des compétitions de rodéo, les participants doivent se maintenir sur un taureau pendant huit secondes.

« Ça cause du stress psychologique, physique et il y a des risques de blessures et de mort. Les huit secondes dont les gens de rodéo parlent, c'est assez pour blesser ou tuer », réplique pour sa part Geneviève Goizioux, militante pour la cause des animaux.

« On n'est pas là pour annuler l'événement, mais pour que le public comprenne notre message », ajoute Mme Goizioux.

Pas de la torture, dit un monteur québécois

Le Québécois Zachary Bourgeois est l'un des compétiteurs de l'événement de samedi à Québec. Il rejette les accusations de cruauté envers les animaux dirigées contre sa discipline.

« On est rendus avec des protocoles et des vétérinaires sur place, parce que c'est un sport extrême autant pour nous que pour les animaux », convient le monteur de taureaux de 18 ans.

Selon lui, les blessures aux animaux sont rares.

« Dans les 10 dernières années, ce n'est pratiquement jamais arrivé. Le nombre de cowboys blessés comparativement au nombre d'animaux blessés, ce n'est même pas comparable. »

Les animaux ne sont pas forcés de participer à la discipline, insiste l'athlète. Quand la porte de l'enclos s'ouvre, il y a toujours une possibilité que le spectacle attendu ne se produise pas.

« Un animal, ça reste toujours qu'il va faire que ce que lui veut » souligne M. Bourgeois.

Une trentaine de compétiteurs ont participé à l'événement.

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