Alors que la Ville de Québec a choisi de ne pas utiliser le bac brun pour les déchets organiques, la Ville de Lévis, de son côté, a entrepris le virage depuis 2011. À l'occasion d'une journée portes ouvertes à l'incinérateur, le maire a rencontré les citoyens pour mieux les conscientiser au recyclage notamment.

Gilles Lehoullier croit que le compost était la bonne solution pour sa ville, mais refuse de critiquer le projet d'usine de biométhanisation de Québec.

« La biométhanisation va peut-être être la formule idéale dans leur cas [...] Nous avons des volumes plus petits et on peut encore évacuer ces produits-là, et en faire du compost plus rapidement », explique le maire.

Pour les citoyens, les habitudes se sont prises rapidement. « Dans mon quotidien, ça fonctionne bien, les déchets domestiques, la pelouse, les choses de jardinage. », explique Serge Aubin, un résident.

Une autre citoyenne raconte que ses craintes se sont rapidement dissipées. « Ça ne me dérange pas, ça fonctionne bien, très bien. Il n'y a pas de petits vers blancs dedans », note Danielle Simoneau

Éducation populaire

Il reste néanmoins encore beaucoup de travail à faire à Lévis, admettent les responsables des matières résiduelles de la Ville. « On a noté qu'il y a encore 35 % de matières compostables dans les déchets. C'est beaucoup ça. Et si on ajoute le 15 % des matières recyclables, ça fait presque 50 % de la poubelle qui pourrait être soit recyclable, soit compostable », explique la technicienne en environnement, Marie-Claude Asselin.

Un bilan que le maire tient à défendre. « L'arrivée du bac brun, le recyclage qu'on fait, on est parmi les meilleurs au Québec, on dépasse les normes exigées par le gouvernement », plaide Gilles Lehouillier.

D'après les informations de Camille Simard

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