Retour

Conciliation famille-étude demandée à l'Université Laval

Depuis quelques mois, l’APÉTUL consulte ses 600 membres pour connaître leurs besoins en matière d’aménagement qui faciliteraient leur réalité de parents aux études. Selon la coordonnatrice de l’association, Annie-Pierre Bélanger, il y a beaucoup à faire.

« Il n’y a pas de service offert aux parents étudiants à l’Université Laval. Il n'y a rien sur la parentalité dans le règlement sur les études », déplore-t-elle.

L’Université Laval compte actuellement plus d'une trentaine de politiques d’accommodement relatives à différentes clientèles. Ces politiques vont de l’accommodement pour les athlètes-étudiants aux mesures mises en place pour aider les étudiants handicapés.

L’APÉTUL demande l'instauration d’une politique pour gérer spécifiquement la question de la parentalité chez les étudiants. « Nous, on considère que la parentalité est une contrainte. On veut avoir une politique familiale qui vient baliser des aménagements », explique Annie-Pierre Bélanger.

À titre d’exemple, la coordonnatrice note qu’un parent qui s’absente lorsque son enfant est malade se retrouve dans un flou administratif s’il demande de reprendre un cours ou un examen.

C’est laissé au bon vouloir des professeurs. Un professeur plus sensible peut dire oui, il n’y a pas de problème, puis un autre peut dire non.

Annie-Pierre Bélanger, coordonnatrice de l'APÉTUL

L’association demande aussi à l’Université Laval de diminuer ses critères pour considérer un étudiant à temps plein, un statut qui nécessite présentement 12 crédits universitaires par session. Cette cadence, selon l’association, est souvent difficile à maintenir pour les parents.

Ce statut temps-plein donne notamment accès à des bourses d’excellence, des prix préférentiels et des emplois sur le campus. « Ça permettrait aux parents de réaliser leur projet d’étude et en même temps répondre à leurs obligations familiales », conclut Mme Bélanger.

Vers une première au Québec ?

L’Université Laval rencontrera lundi l’APÉTUL pour évaluer ses besoins en termes d’accommodements. « Il faut analyser le besoin et bien le comprendre avant d’en faire une politique », explique le directeur des services aux étudiants de l'Université Laval, Denis Bussière.

Selon lui, l’institution ne ferme pas la porte à une politique lorsque toutes les consultations auront été faites. L’Université Laval a d’ailleurs en main une étude de l’Association des étudiants inscrits aux études supérieures réalisées sur la question des parents aux études.

Denis Bussière explique que la question est fort complexe. Il cite en exemple les différences entre les programmes. « Dans les programmes de recherche, les gens ont plus de flexibilité. Au premier cycle, il y a une grille horaire […] plus rigide selon les programmes. »

En ce qui concerne les critères de reconnaissance des études à temps plein, M. Bussière souligne que ces critères sont établis non pas par l’Université Laval, mais par le ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Si elle répond favorablement à la demande de l'APÉTUL, l'Université Laval pourrait devenir le premier établissement universitaire au Québec à offrir une politique familiale à ses étudiants.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards