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Confiant, mais humble, Félix Auger-Aliassime se tourne vers Miami

Félix Auger-Aliassime n'essaie pas de le cacher : il sait qu'il s'approche des hautes sphères du tennis professionnel. Mais le Québécois de 17 ans sait tout aussi bien qu'il lui reste du travail à faire.

« Mon premier match ATP, mon premier point, à chaque fois c’est une nouvelle émotion », a reconnu Auger-Aliassime. Il s’est adressé aux médias canadiens dans une conférence téléphonique, en marge des qualifications pour le tournoi Masters 1000 de Miami.

Le tableau principal s’activera le 22 mars. C’est Roger Federer qui a remporté le tournoi l’année dernière.

« J’attaque Miami avec plus de confiance que j’en avais à Indian Wells. Après chaque tournoi, c’est un peu un nouveau départ, a-t-il imagé. Il faut remettre le couvercle. Pas tout à fait repartir à zéro, parce que j’ai de la confiance accumulée au cours des derniers jours. Il y aura de bons joueurs que je dois battre pour me qualifier, mais j’ai confiance que je peux refaire ce que j’ai fait à Indian Wells. »

Justement, à Indian Wells, Auger-Aliassime a battu son compatriote Vasek Pospisil pour accéder au tableau principal. Il a ensuite baissé pavillon contre un autre Canadien, Milos Raonic, en deux manches de 6-4.

« Contre Milos, je pense que ça prouve qu’il est revenu à son meilleur niveau, a analysé Auger-Aliassime. Il a été solide. Après, moi, je regarde ça quelques jours plus tard et je me dis que je ne suis peut-être pas si loin de ce niveau-là. »

Un troisième compatriote, Denis Shapovalov, est évidemment dans ses pensées. Auger-Aliassime et lui sont de bons amis depuis longtemps, et la progression fulgurante du Torontois l’année dernière est un signe encourageant.

« Il est avec les grands, il est constamment dans les plus gros tournois du circuit, a noté Auger-Aliassime. C’est motivant de voir un proche, un ami qui réussit aussi bien sur le circuit, qui ouvre la voie. Ça prouve que c’est accessible. Pourquoi pas moi? Mais en même temps, c’est chacun sa route.

« Je suis confiant que d’ici quelques années, je vais me retrouver au niveau où il est en ce moment. »

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