Un gérant du restaurant Houston à Québec prétend avoir été remercié par son employeur au lendemain du dépôt de sa demande de congé de paternité.

À l'emploi de l'établissement du boulevard Laurier depuis huit mois, Steve Doddridge a fourni jeudi sa demande de congé de paternité à son employeur. 24 heures plus tard, M. Doddridge a reçu une lettre de congédiement à la fin de son quart de travail.

Comme lui, de plus en plus d'hommes subiraient le même sort. Une réalité toutefois plus répandue chez les femmes, victimes de discrimination sur le marché du travail en raison de grossesses et de congés de maternité. 

Inadmissible, selon un expert

Alain Barré, professeur au Département des relations industrielles de l'Université Laval et spécialiste en droit du travail, estime qu'un employeur doit avoir des motifs très sérieux avant de licencier un salarié qui s'apprête à s'absenter pour la naissance d'un enfant.

« L'abolition de poste qui survient au lendemain d'une demande de congé, à mon sens, ça n'a pas beaucoup de crédibilité à titre de motif, estime-t-il. Je ne ferais même pas une question d'examen avec ça. Ça me semble tellement évident que le salarié a une bonne cause entre les mains. »

« Même un propriétaire de dépanneur au coin de chez moi n'agirait pas de cette façon-là », ajoute-t-il. 

De son côté, Steve Doddridge assure qu'il n'entend pas se laisser faire. « Je vais faire mes démarches concernant mes droits », déclare-t-il. 

Le propriétaire du restaurant, Louis Drolet, n'a pas répondu aux appels de Radio-Canada. L'homme d'affaires a acquis la bannière Houston il y a un an pour l'exploiter dans le bâtiment de l'hôtel Quartier.

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