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Consternation et tristesse à Saint-Raphaël dans Bellechasse

C'est le choc à Saint-Raphaël dans Bellechasse au lendemain de la noyade de deux adolescentes. De l'aide psychologique a été offerte à leurs camarades et leurs proches.

Jennyfer Pichette-Mercier, 12 ans, et Mélissa Prévost, 14 ans, ont été emportées lors d'une baignade par les remous de la rivière du Sud, dans le secteur du Rocher blanc, mercredi après-midi.

Les deux jeunes filles travaillaient à la Coopérative jeunesse de services du Littoral, où leurs collègues sont bouleversés. Sur la page Facebook de l'organisme, l'animatrice d'une vingtaine d'années qui accompagnait les deux adolescentes et deux autres jeunes partage sa peine.

« Il n'y a pas de mots pour expliquer la tristesse qui m'habite. Ces deux petits anges m'avaient parlé de leurs rêves, leurs projets, elles avaient une personnalité en or », écrit-elle.

Elle raconte que « Mel » et « Jen » ont décidé de traverser la rivière à la nage. « Elles ont été emportées dans le courant en essayant de revenir, devant nos yeux impuissants. »

« On les voyait tout le temps. On travaillait dans la même bâtisse. De ne plus les revoir, c'est spécial... », raconte Samuel Blouin, un jeune rencontré à la Coopérative.

Son frère est particulièrement bouleversé : il accompagnait les deux victimes au moment du drame. « Il a été témoin de tout. Il a toute vu la scène se dérouler. Il a couru pour les rattraper », relate-t-il.

Du soutien offert

Dans un message publié sur Facebook en après-midi,la Coopérative jeunesse de services du Littoral affirme que « tout est mis en place présentement pour veiller au support des amis et des proches » de Jennyfer et Mélissa.

« On s'organise pour que les jeunes qui étaient présents, l'animatrice qui étaient présente, puissent avoir du soutien », affirme Christian Fradet, le directeur général de Ressource alternative des jeunes de Bellechasse.

Les jeunes ont été accueillis par des travailleurs de rue à l'emploi de l'organisme. De l'aide a aussi été demandée auprès du CLSC.

« Demain, il y a une rencontre qui est prévue avec les parents des jeunes qui sont toujours là, avec les jeunes également et des travailleurs de rue. On essaie de gérer la peine et de contenir la nôtre évidemment », souligne Bryan Dionne, un agent de sensibilisation à l'entrepreneuriat jeunesse au Carrefour jeunesse emploi.

Le secteur du Rocher blanc est un endroit bien connu et fréquenté dans la région. Mercredi, le niveau de l'eau était particulièrement haut en raison des averses des derniers jours. Le site comprend un sentier, mais n'est pas aménagé pour la baignade.

C'est la première fois qu'un tel drame survient dans la rivière, selon le Mouvement des amis de la rivière du Sud qui opère le site depuis une vingtaine d'années.

Des courants cachés

Cette double noyade est un rappel à la prudence lors de la baignade, principalement dans les plans d'eau naturels.

Au Québec, c'est dans les rivières - incluant les chutes et le fleuve - que survient le plus grand nombre de noyades liées à la baignade. Les courants et l'eau vive représentent des facteurs de risque supplémentaires.

La rivière peut avoir l'air calme, mais des courants sournois peuvent surprendre les baigneurs. « Dépendamment du terrain, la rivière peut avoir des courants inverses, peut comme remonter, peut avoir des courants neutres où on fait du surplace en flottant, où même ça va nous caler au fond », explique Marc-Antoine Boudreau, responsable de randonnée en kayak chez O'kataventures.

Quatre personnes se sont noyées au cours des dix derniers jours au Québec.

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