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Construire un palais de glace par froid extrême

Si les températures glaciales des derniers jours ont de quoi faire frémir, les sculpteurs du palais de Bonhomme, eux, vivent assez bien avec cette vague de froid qui leur a même permis de prendre un peu d'avance sur l'échéancier.

Un texte de Charles D'Amboise

Au travail depuis le 4 janvier, une douzaine de sculpteurs travailleront sans relâche jusqu’au 19 janvier.

« La température est de notre côté, se réjouit le sculpteur Mathieu Lepire, qui est responsable de la construction du palais. Ce n’est pas comme l’an passé, quand on a eu beaucoup de redoux, ce qui a fait en sorte qu’on a dû fermer le chantier. Cette année, on a du froid en masse. On ne se plaint pas, ça gèle rapidement. Tout est sécuritaire. »

Même si le chantier avance rondement, les travailleurs doivent être particulièrement délicats.

« Il fait tellement froid que ça crée un choc de température. Ça fait en sorte que lorsqu’on sort le bloc, il est extrêmement fragile. »

Construction plus imposante

La troupe de sculpteurs fait face à un défi particulièrement relevé cette année : en 15 jours, ils devront assembler quelque 2000 blocs de 330 livres qui créeront un palais « plus imposant » des dix dernières années.

« Le nombre de blocs reste relativement le même, mais il est plus large, plus grand, plus étendu. Les hauteurs sont plus hautes. On a deux tours à couvrir qui ont 28 rangs de blocs. C’est vraiment très haut », affirme le sculpteur.

Qui plus est, l’architecture du nouveau palais exige une précision aiguisée de la part des bâtisseurs. Le nouveau design, créé par un duo d’étudiants en architecture de l’Université Laval, est composé de murs courbés.

« Il n’y a aucun mur droit. C’est vraiment des courbes, donc les coupes entre les blocs, c’est plus difficile. »

Se garder au chaud

En attendant le début du Carnaval, les travailleurs ne manquent pas de trucs pour se garder au chaud.

« On y va avec la fameuse technique de l’oignon. On s’habille chaudement en se mettant plusieurs couches. On prend plusieurs pauses et on s’assure qu’il y a toujours du café dans notre roulotte. Ça dort très bien le soir à la maison. »

Avec les informations de Stéphanie Tremblay

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