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Continuité ou vent de changement pour les quatre prochaines années ?

Après 44 jours de campagne, c'est l'heure des choix. La course électorale 2017 ne passera pas à l'histoire. Une campagne sans éclat, souvent éclipsée par l'actualité foisonnante.

Une analyse de Louise Boisvert

« C'est long, une campagne municipale » affirmait le maire sortant dès les premiers jours de l'exercice.

Une course municipale, c'est 45 jours d'engagements et de promesses multiplés par le nombre de partis en lice. Rien pour faciliter la tâche des électeurs.

Les débats auront été les rendez-vous incontournables pour y voir un peu plus clair.

Continuité

L'heure était au bilan vendredi. À 48 heures du scrutin, Régis Labeaume demande un mandat fort.

Plus détendu et plus souriant ces derniers jours, il avoue être confiant « sans être présomptueux ».

Incarner l'alternative

Démocratie Québec et Québec 21 devaient incarner le changement dans cette élection.

La chef de Démocratie Québec a connu un début de campagne plus difficile. Le recrutement de ses candidats l'a retardée.

Anne Guérette est conseillère municipale depuis 10 ans à la Ville de Québec, mais elle reste encore peu connue en dehors des quartiers centraux.

Elle aura tout de même volé la vedette lors du débat devant les gens d'affaires. Sa campagne s'est terminée sur une meilleure note.

Pour Québec 21, c'était la campagne de tous les défis : faire connaître le chef, les candidats, le parti et le programme. Une grosse commande pour les nouveaux venus.

Le parti a misé dès le départ sur le projet de troisième lien. Québec 21 est vite devenu le « parti d'une seule idée », selon ses adversaires.

Le maire sortant toujours serein

C'est un des à-côtés de la campagne. L'attitude zen du maire sortant a fait réagir. Plusieurs attendaient le moment où il sortirait de ses gonds.

Régis Labeaume s'est tenu loin des controverses et il a su garder son calme.

« Vous découvrez que je suis une petite soie », a-t-il dit à la blague à une collègue journaliste qui lui demandait s'il allait changer de caractère une fois l'élection terminée.

Sa rivale, la chef de Démocratie Québec, n'y croit pas. Citant sa mère, Anne Guérette réplique ainsi : « un léopard ne change pas ses taches. Il peut les camoufler pour un certain temps seulement. »

Un vent de changement

Si l'on se fie au seul sondage publié durant la campagne, un sondage Léger pour le compte du Journal de Québec, Régis Labeaume a une avance certaine sur ses adversaires.

Il veut poursuivre sur sa lancée, entendre ici qu'il offre aux électeurs de gouverner dans la continuité.

Selon ce même sondage, des luttes s'annoncent serrées dans certains districts de Beauport et Charlesbourg.

Le vent de changement annoncé par Québec 21 ne se concrétisera peut-être pas à la mairie de Québec dimanche soir.

S'il y a un vent de changement, ce sera dans l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville.

Qui d'Anne Guérette ou de Jean-François Gosselin réussira à remporter la mise ?

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