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Contrecoup des attentats sur les destinations de voyage

Les attentats de Paris, et ceux perpétrés à Bruxelles, mardi, pourraient engendrer un certain déplacement dans les prochaines destinations de vacances, estiment les organismes et les agences du domaine du voyage.

L'Europe était déjà une destination moins populaire après les événements de Paris en novembre, dit le porte-parole de CAA-Québec, Philippe St-Pierre, qui croit que la tendance pourrait s'accentuer.

« Depuis un certain temps, il y a une petite pression à la baisse pour les destinations européennes, mais il y a aussi des politiques plus agressives des transporteurs pour offrir de meilleurs prix pour les consommateurs. On voit peut-être une des conséquences des situations qu'on a vues notamment à l'automne dernier. »

Les voyageurs inquiets sont d'ailleurs nombreux. Les agences disent avoir reçu plusieurs appels et noter des annulations de dossiers ou de devis pour des voyages vers l'Europe.

Destinations en croissance

De son côté, Philippe Bergeron, président de l'agence de voyages Uniktour, mentionne que la population continue de voyager, mais tend à se réorienter vers d'autres zones à la suite d'événements aussi tragiques.

« Lorsqu'il se passe un attentat catastrophique dans une zone précise, les gens ne vont pas acheter de voyages à court terme, mais vont se localiser sur d'autres zones plus tard. »

Actuellement, les destinations comme la Grèce, l'Espagne, le Japon, l'Amérique du Sud et l'Afrique du Sud sont en progression, selon lui.

M. Bergeron souligne par ailleurs que le sentiment d'insécurité face à la France et à la Belgique, par exemple, est temporaire et que les voyageurs vont reprendre confiance d'ici quelques mois en ce qui concerne les destinations européennes.

Déplacement vers les croisières?

Les événements en Europe pourraient aussi pousser les voyageurs à se tourner vers les croisières, perçues comme plus sécuritaires, croit pour sa part Catherine Dufresne, directrice adjointe aux croisières chez CAA-Québec

« Les attentats de Bruxelles, c'est certain que ça peut avoir un impact. On voit un déplacement de la clientèle sur les produits plus de proximité, les croisières des Caraïbes, les croisières qui vont vers l'Alaska. Les gens ont un peu peur de voyager, mais vont continuer de voyager en croisière », soutient Mme Dufresne.

Au cours de la dernière décennie, la demande pour les croisières dans le monde aurait augmenté de plus de 70 %, selon l'Association internationale des compagnies de croisières.

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