Des jeunes ayant un trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) ont démontré de belles aptitudes culinaires, samedi. Avec l'aide d'un grand chef, ils ont concocté un repas trois services pour leur famille.

Crème de poivrons, gaufres aux pommes de terre et îles flottantes : les huit jeunes ont fièrement présenté leur repas gastronomique préparé dans les cuisines du Collège Mérici.

L'organisatrice de l'événement, Nadia Lefebvre, soutient que l'activité visait à améliorer l'estime personnelle de ces jeunes. « Ce sont des enfants qui ont souvent une estime de soi pas très élevée parce qu'ils éprouvent des difficultés. Ils travaillent très, très fort pour essayer de réussir, donc ça va leur demander beaucoup d'attention. »

L'activité, organisée par l'association PANDA Québec (Personnes aptes à négocier le déficit d'attention avec ou sans hyperactivité), aide depuis deux ans les jeunes de 10 à 13 ans à gérer leur stress, souvent causé par un déficit d'attention.

C'est la troisième année que l'association PANDA organise cet atelier. Le chef Steve McCandless en était à sa première expérience. Il dit avoir adoré contribuer à l'apprentissage des jeunes.

« À la fin d'un exercice comme ça, ils vont servir un repas à leurs parents en salle à manger. Ils vont être fiers de sortir l'assiette et de dire, c'est moi qui ai fait ça. Il y a une certaine fierté et un accomplissement de soi qui est intéressant », se réjouit le professeur en gestion d'établissement de restauration au Collège Mérici.

Au moment de la dégustation, la fierté était palpable dans la salle. « C'est encourageant pour l'avenir. Ça veut dire qu'elle va être capable de se débrouiller et faire des recettes, des bonnes recettes comme ça », affirme la mère d'un des enfants, Julie Richard.

« Beaucoup de fierté, beaucoup de calme aussi parce qu'on voit qu'il est capable de participer à une activité de groupe et qu'il participe bien et qu'il est capable d'être mature », ajoute Nathalie Beaudouin, la mère d'un autre enfant.

Conférence pour les parents

Pendant que les enfants s'activaient en cuisine, leurs parents assistaient à une conférence animée par le Dr Richard Bélanger, spécialiste des maladies chroniques au CHU de Québec.

« C'est plus difficile pour ces enfants-là de se concentrer et de réaliser des tâches par étape, alors faire des recettes dans un milieu professionnel, il n'y a rien de mieux pour les stimuler », explique-t-il.

Contrairement à la croyance populaire, les troubles du déficit de l'attention ne se guérissent pas seulement avec des médicaments. Des activités comme la cuisine peuvent grandement atténuer les symptômes.

De 10 à 12 % des jeunes québécois vivent avec un TDA/H.

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