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Coupe Banque Nationale : où étaient les amateurs?

La Coupe Banque Nationale de Québec s'est conclue dimanche avec la victoire de Alison Van Uytvanck, 98e joueuse au classement mondial contre Timea Babos, 63e. Comme ce fut le cas toute la semaine, les gradins du stade intérieur du PEPS de l'Université Laval étaient dégarnies pour cette finale de haut niveau.

Un texte de Jean-Philippe Martin

La Belge Van Uytvanck a remporté son premier tournoi du circuit de la WTA au terme d'un match enlevant qui s'est rendu à la limite des trois manches. Le spectacle était de qualité. Selon Eugène Lapierre, vice-président chez Tennis Canada, le niveau de jeu de cette finale égalait celui des joueuses du top 20.

Où étaient donc les spectateurs? Peut-être en train de jouer dehors, croit le directeur du tournoi Jacques Hérisset. La dernière semaine a été sans doute une des plus belles de l'année, côté température, a rappelé le directeur du tournoi.

« C'est difficile d'enfermer des Québécois au mois de septembre quand les terrains de golf sont encore ouverts et les chalets aussi. Et là, alors qu'on n'a pas eu d'été, on l'a finalement eu, durant le tournoi. »

La météo explique sans doute en partie les baisses d'assistance. Reste que le tournoi n'a pas réussi à attirer de grande vedette du circuit WTA. La Coupe Banque Nationale 2017 ne présentait que deux joueuses classées parmi les 50 meilleures au monde. Aucune joueuse du top 20 n'était présente. Lucie Safarova était la mieux classée, elle qui pointait au 37e rang mondial au moment du tirage au sort du tableau officiel.

« C'est sûr que le public réagit aux gros noms. C'est comme ça! On sait que si on n'a pas des top 10, des top 20, ça va être un peu plus tranquille côté de l'assistance », concède Eugène Lapierre.

Heureux à Québec

Succès à la billetterie ou pas, Tennis Canada, propriétaire de la Coupe Banque Nationale, est catégorique : le tournoi est à Québec pour de bon. Mais, si la fédération pouvait changer quelque chose, ce serait les dates de l’événement, loin d'être idéales.

Les joueuses qui terminent leurs parcours aux Internationaux des États-Unis à New York sont à moins de deux heures de vol de Québec, mais plusieurs d'entre elles préfèrent se rendre en Asie pour participer à d'autres tournois du circuit, disputés en même temps que celui de la capitale.

« Je l'ai toujours en tête. Je regarde toujours, toujours », dit Eugène Lapierre.

Regard vers l'avenir

Tennis Canada aimerait bien que la Coupe Banque Nationale soit un succès de foule.

Mais, pour l'instant, la priorité semble être mise sur le développement des jeunes joueuses canadiennes.

Le tournoi comptait six joueuses du Canada parmi les 32 inscrites cette année. Quatre d'entre elles ont moins de 23 ans. Ces joueuses attireront les foules d'ici quelques années, croit Eugène Lapierre.

« Ce tournoi, c'est un peu un regard sur l'avenir, parce que pour la plupart, ce sont des jeunes joueuses qui ont faim et qui vont nous en montrer encore pendant des années. Notre job à nous, c'est de développer le sport et c'est de créer l'engouement. Ça va passer pas mal plus par nos joueuses que les autres joueuses étrangères. On connait la situation. On a eu une belle semaine de tennis pareil, alors on continue! »

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