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Coupe Vanier : duel rêvé pour la filière québécoise des Mustangs

Ils ne sont plus que deux à se tenir debout, lorgnant avec convoitise la Coupe Vanier, emblème de la suprématie au football universitaire canadien. Pour une poignée de joueurs des Mustangs de l'Université Western, ce duel au sommet qui pointe à l'horizon permettra de se mesurer à l'institution qu'ils ont contemplée durant leur enfance.

Un texte de Félix St-Aubin

Onze porte-couleurs des vainqueurs de la Coupe Yates, remise aux champions des Sports universitaires de l'Ontario (OUA), ont migré vers le nord-ouest, du Québec en direction de la province voisine.

Deux d'entre eux, le secondeur Jean-Gabriel Poulin et le joueur de ligne défensive Nicolas Thériault, ont grandi dans la cour arrière du Rouge et Or. Ils auront l'occasion samedi, à Hamilton, d'empêcher l'ogre lavallois de remporter le titre national pour la 10e fois de sa glorieuse histoire.

« Je n'avais pas envie de simplement joindre un programme comme ça et quasiment avoir une Coupe Vanier garantie pendant mes cinq ans, a-t-il renchéri. Je voulais aller quelque part où je pouvais aider à construire quelque chose et battre le géant qu'est le Rouge et Or. »

Thériault, pour sa part, retrouvera nombre de visages familiers dans le clan ennemi.

« J'ai beaucoup d'amis de l'autre côté du terrain. C'est sûr que ce sera excitant, j'ai hâte de revoir des gens que je connais. Mais, en même temps, c'est certain que c'est une petite source de motivation supplémentaire pour les gars du Québec. [...] On veut prouver qu'on a fait le bon choix. »

Progression et ascension

Poulin, Thériault et leurs coéquipiers des Mustangs, invaincus en 11 rencontres, ont raison d'afficher un large un sourire après un automne couronné de réussite. L'équipe ontarienne, qui participera à un 13e match de la Coupe Vanier, un record canadien, s'est classée aux 1er et 3e rangs au pays concernant les points marqués (386) et encaissés (105).

« Je suis aux anges, je n'ai jamais été aussi heureux. Je ne me suis jamais senti aussi excité pour un match de football. [...] Je ne suis pas nerveux du tout, je suis juste excité, j'ai hâte que ça commence, a révélé Poulin. [...] On sait qui l'on est, de quelle manière on se prépare. On sait qu'on va se préparer mieux qu'eux, et c'est ça l'objectif. »

Le modus operandi de l'Université Western est précisément la préparation. Le perfectionnement est un terme bien ancré dans le vocabulaire des Mustangs, sacrés à 31 occasions en Ontario entre 1931 et 2017.

Ce processus les a prévenus d'un quelconque creux de vague durant l'ensemble du calendrier et leur permettra d'aborder les hostilités avec le Rouge et Or galvanisés.

« Je ne pense pas qu'il y a vraiment eu des bas, a noté Poulin. Depuis le début de la saison, notre objectif était de s'assurer d'être meilleurs que la semaine précédente. On a juste continué à s'améliorer chaque semaine. Il n'y a pas vraiment eu d'opposition jusqu'à maintenant. Notre éthique de travail et notre préparation sont à point. »

« La clé de notre succès est dans notre préparation, a poursuivi Thériault. On passe énormément de temps dans les réunions, on y met de l'effort, que ce soit pour étudier les systèmes des autres équipes ou pour préparer nos schémas offensifs et défensifs. »

Le manque d'opposition n'a jamais été aussi vrai que samedi dernier lors de la Coupe Uteck. Les Mustangs ont piétiné les Axemen de l'Université Acadia par un pointage de 81-3 pour ainsi atteindre la finale nationale.

Poulin, qui voue un profond respect pour le programme de football des Axemen, souhaite ardemment que cette cuisante tape au visage soit l'élément déclencheur en vue d'un remaniement du système éliminatoire à compter des demi-finales canadiennes.

Face au Rouge et Or, favori pour mettre la main sur une 10e Coupe Vanier en moins de deux décennies, le scénario sera assurément tout autre. Cette fois-ci, l'adversité sera au rendez-vous.

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