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Covoiturage sur Robert-Bourassa : les accidents en hausse

Le nombre d'accidents a plus que doublé sur l'autoroute Robert-Bourassa depuis le début du projet-pilote de voies réservées ouvertes au covoiturage.

C'est ce que révèle un rapport publié vendredi par le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui étudie depuis le début du projet pilote de nombreux paramètres, dont le nombre d'accidents, le comportement des usagers et le temps de parcours sur les voies réservées.

Le rapport préliminaire conclut par ailleurs que deux des objectifs sont atteints : d'une part, le taux d'occupation des véhicules a augmenté sensiblement depuis le début du projet pilote. La proportion de véhicules qui transportaient deux occupants ou plus avant l'ajout du covoiturage, était de 13,5 % lors de la pointe du matin et de 20 % l'après-midi. Elle est maintenant passée à 17 % et à 26 % suite à l'implantation du covoiturage. De plus, les voies réservées réduisent le temps de transit des usagers de quelques minutes - soit trois le matin et six le soir.

Le MTQ recommande donc de poursuivre les études pendant plusieurs mois, voire quelques années, puisque ses résultats sont préliminaires. 

Plus d'accidents répertoriés

Les accidents ont été répertoriés sur une période de six mois avant l'implantation des voies réservées (de décembre 2013 à mai 2014), puis pour les sept mois après l'implantation (d'octobre 2014 à avril 2015.)

Pour cette période, au total, le nombre de collisions est passé de 31 à 66. De ce nombre, 16 accidents sont survenus dans la voie réservée, les autres dans les voies régulières. La majorité des accidents ont été des collisions arrière, qui pourraient être causées par l'augmentation du nombre de changements de voies.

Attention toutefois : selon le MTQ, cette augmentation du nombre d'accidents répertoriés pourrait en fait être due à la présence accrue des agents de la Sûreté du Québec sur l'autoroute Robert-Bourassa, qui ont compilé des accidents qui en temps normal auraient fait l'objet de constats à l'amiable.

Des panneaux indicateurs montrés du doigt

L'évaluation du projet pilote aura également permis de faire le point sur les panneaux indicateurs utilisés pour les limites de vitesse. Les auteurs du rapport soulignent notamment que bien des problèmes ont été créés par la gestion manuelle des panneaux indicateurs, qui augmente le risque d'erreurs. Résultat, les policiers à l'œuvre sur le terrain n'ont remis aucun constat d'infraction lié à la vitesse aux heures de pointe, en raison du manque de fiabilité du système.

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