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Cuisine de rue à Québec : les restaurateurs veulent des changements

Le projet pilote de cuisine de rue a commencé il y a deux semaines à Québec mais déjà, des propriétaires de camion entrevoient des façons d'améliorer le concept. Ils voudraient diminuer le nombre de sites à desservir et permettre que plus d'un camion se trouve simultanément au même endroit.

Un texte d’Alexandre Duval

Les propriétaires des camions de cuisine de rue ont tenu une rencontre avec des représentants de la Ville de Québec, jeudi dernier, pour faire le point sur le déploiement du projet pilote.

« Il va fort probablement y avoir des changements », indique Évelyne Auger, copropriétaire du camion La Zèbre mobile. L’horaire des restaurateurs est coulé dans le béton jusqu’au 9 août; après cette date, tout est possible.

L’une des modifications envisagées touche la liste des sites où les camions sont autorisés. Actuellement, les camions se rendent à 9 endroits sur les 12 qui avaient été sélectionnés par la Ville de Québec.

Or, uniquement sept restaurateurs font partie du projet pilote. Plus encore, leur camion est parfois sollicité pour des événements privés. Il est donc arrivé que des citoyens se déplacent pour ne trouver aucune offre alimentaire.

Pour cette raison, le nombre de sites faisant partie du projet pilote pourrait être sensiblement réduit pour mieux refléter le nombre de camions.

Achalandage variable

« Je pense que les citoyens, ce qui les fâche un peu, c’est qu’ils pensent qu’il y a des camions un petit peu partout, dit Guy Lévesque, le cuisinier du Saga Mobile. On n’est pas nécessairement là parce qu’on est 7 camions versus 12 parcs! »

Eric Melbardis, copropriétaire de L’Express Gourmet, est aussi d’accord avec l’idée de diminuer le nombre de sites. Il souligne que l’achalandage n’est pas au rendez-vous partout.

Parmi les sites identifiés comme les plus profitables jusqu’ici, des restaurateurs nomment la base de plein air de Sainte-Foy, le site historique du Domaine de Maizerets et le parc de la Place Jacques-Cartier. Il est donc peu probable qu'ils soient rayés de la liste.

Plus d’un camion par site?

Une autre modification souhaitée est que chaque site puisse accueillir plus d’un camion à la fois. Évelyne Auger affirme qu’à la base, des restaurateurs étaient frileux à l’idée de cohabiter, par crainte de se « cannibaliser ». « On change un petit peu notre fusil d’épaule là-dessus », admet-elle.

Guy Lévesque, voit les choses du même œil. « C’est sûr que quand on se regroupe tout le monde […] on dirait que ça crée un engouement. Probablement que ça pourrait être bon! »

La Ville de Québec est ouverte à étudier ces demandes de changements. Wendy Whittom, du service des communications, rappelle que le projet pilote permet cette flexibilité.

Problème majeur : la communication

Les restaurateurs semblent également déterminés à trouver une solution pour mieux communiquer avec la population.

Pour le moment, les citoyens doivent se rendre sur le site web de la Ville de Québec pour connaître l’horaire des camions. Il leur faut ensuite idéalement consulter la page Facebook du camion qui les intéresse pour s’assurer qu’il sera bel et bien stationné ce jour-là.

L’idée de développer une application est toujours dans les cartons, mais le temps presse pour l’été 2017. Créer une page Facebook commune pour les sept restaurateurs pourrait temporairement répondre à ce besoin.

« Ce serait la solution la plus simple, la plus rapide et la moins coûteuse », affirme Évelyne Auger.

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