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Cuisine de rue : l'inaction de la Ville de Québec dénoncée

L'homme d'affaires Michel Bellavance dénonce la lenteur de la Ville de Québec afin de permettre la présence de camions de cuisine de rue (food trucks). À l'approche du printemps, il craint de voir son tout nouveau camion-restaurant Nourcy confiné aux événements spéciaux tout l'été.

« C'est sûr et certain que le camion, dans la cour, il n'est pas payant », déplore Michel Bellavance.

Après avoir investi 150 000 $ dans l'aménagement de son camion l'automne dernier, le restaurateur voyait grand pour 2016. Michel Bellavance jure que les fonctionnaires de la Ville lui avaient laissé miroiter une nouvelle réglementation, à temps pour l'été.

« Avant même de l'acheter, j'avais fait des validations, parce que je ne suis pas fou non plus. » Or, les discussions avec l'administration municipale traînent en longueur.

À l'heure où Montréal a choisi d'étendre l'offre de cuisine de rue à la saison hivernale, Michel Bellavance se demande ce qui peut bien faire peur aux élus de Québec.

« Ça me choque et ça me fait de la peine. Je ne comprends pas pourquoi. »

Lancer la serviette

Pour le propriétaire de l'Épicurien Mobile, un camion-cuisine lancé en 2014, la situation est désolante. « Je comprends sa déception et je comprends sa colère », compatie Claude Lamarre.

Selon lui, le lobby des restaurateurs traditionnels de la capitale pèse lourd dans le dossier, car plusieurs craignent de perdre des revenus avec l'arrivée de la cuisine de rue itinérante. De son côté, plus question de combattre l'administration Labeaume.

Après de multiples altercations avec des policiers l'an passé, son camion-restaurant ne roulera pas cet été. Il a choisi d'investir son énergie avec ses fils dans l'ouverture d'un nouvel établissement sur la rue Saint-Jean.

« Un moment donné, tu ne peux pas te battre contre des moulins à vent. Nous, on avance et on veut aller de l'avant », dit-il.

Claude Lamarre ne demeure pas moins convaincu que la cuisine de rue a sa place dans une ville touristique comme Québec. « C'est un peu triste de ne pas être capable d'harmoniser un projet de façon à respecter tout le monde », déplore-t-il.

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