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De jeunes mordus de politique débattent à l’Assemblée nationale

Pour une 67e année, le Parlement jeunesse du Québec (PJQ) bat son plein dans la capitale. Jusqu'au 30 décembre, une centaine de jeunes de partout dans la province siègent sur les banquettes des vrais députés de l'Assemblée nationale et y débattent de quatre projets de loi, sans ligne de parti.

« Pendant cinq jours, tu es complètement immersé (sic) dans une optique de débat, de remise en question », lance Zaenab Hage, attachée de presse au PJQ.

Avant même leur arrivée à Québec, les jeunes de 18 à 25 ans prennent connaissance de 4 projets de lois qui seront débattus tout au long de la simulation parlementaire.

Cette année, les thématiques abordées touchent la culture du viol, la structure de la défense nationale, les droits numériques et le bénévolat.

Contrairement à d’autres simulations parlementaires, celle du PJQ se déroule sans ligne de parti, c’est-à-dire que les jeunes députés en herbe sont libres de s’exprimer et de voter sans égard à leur appartenance au gouvernement ou à l’opposition.

« Ça apporte une communication pour voir différents dialogues », estime Charbel Abi-Saad, un jeune étudiant en droit qui joue le rôle de ministre délégué aux Affaires démocratiques.

Ça rafraîchit. On ressort de là et on est une différente personne. Le jour du 30 décembre, à part d’être fatigué après tant de travail, on ressort de là avec un esprit plus alerte.

Charbel Abi-Saad

Sa collègue ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, Elsa Rathgeber, est du même avis.

« On débat souvent en s’exprimant, mais c’est aussi super important d’écouter les différentes perspectives pour [se] forger un esprit critique. »

La jeune diplômée en science politique de l’Université Concordia ne prévoit pas se lancer en politique un jour, mais croit que le PJQ est tout de même une forme d’engagement.

Je trouve que c’est important d’avoir un esprit critique par rapport à la politique et d’essayer d’influencer mes pairs et les jeunes à participer.

Elsa Rathgeber

Au cours des prochains jours, les jeunes « péjiquistes » simuleront du travail en commission parlementaire, apporteront de nouveaux amendements aux projets de loi débattus au Salon bleu, puis ils voteront le 30 décembre.

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