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De la relève au 5e Salon du livre des Premières Nations

Le 5e Salon du livre des Premières Nations a pris fin, dimanche, au terme de trois jours d'activités à l'Hôtel-Musée de Wendake. Si l'organisation se réjouit d'avoir attiré 600 visiteurs, elle est aussi satisfaite d'avoir pu faire connaître des auteurs de la relève.

« On est heureux parce que oui, on a encore des monuments de la littérature autochtone comme Joséphine Bacon, Michel Noël, Jean Sioui, mais on a aussi de nouveaux venus dans l'écriture », affirme le directeur du Salon, Louis-Karl Picard-Sioui.

En tout, une vingtaine d’auteurs d’horizons différents étaient à Wendake pour faire découvrir leurs créations littéraires au public, qu’il s’agisse de romans, de nouvelles, de poésie ou de littérature jeunesse.

« On avait par exemple la jeune Innue Alyssa Jérôme, qui a 17 ans et qui a publié son premier roman à 15 ans. On avait Maya Cousineau-Mollen et Mélissa Mollen Dupuis […] qui ont écrit dans Amun, le recueil de nouvelles de Michel Jean », illustre-t-il.

Pour nous, c'est important d'assurer une relève, une visibilité, avoir des gens de différentes nations, aussi.

Louis-Karl Picard-Sioui, directeur du Salon du livre des Premières Nations

L’une de ces auteures de la relève, Maya Cousineau-Mollen, était particulièrement fière d’être à Wendake pour présenter sa contribution au collectif de nouvelles Amun, une création jusqu’ici inédite au Québec.

« C'est le tout premier recueil de nouvelles des Premières Nations en français au Québec [...] Je suis très fière de pouvoir y participer », explique-t-elle.

La jeune auteure estime que le Salon est dynamique et qu’il évolue bien depuis sa création. Elle est aussi ravie de voir que le public répond à l’appel.

C'est super intéressant de voir l'intérêt du public québécois pour la littérature des Premières Nations.

Maya Cousineau-Mullen, auteure

La poétesse et parolière innue Joséphine Bacon était également de la partie. En ouverture du Salon, l’organisation lui a rendu hommage à l’occasion d’un spectacle qui affichait complet. Pour elle, le Salon rime avec maison.

« Je suis à ma place tandis que dans des grands salons, je suis un[e] parmi d'autres! […] Dans un Salon des Premières Nations, tu es chez toi. »

À bientôt 70 ans, au-delà de l’intérêt du public pour la littérature des Premières Nations, l’auteure dit constater que les membres des communautés autochtones sont de plus en plus prolifiques.

« Ce qui est extraordinaire, c’est de voir que la poésie ou la littérature amérindienne, ça grandit! Il y en a de plus en plus! Ce qu’on a appris de façon orale, aujourd’hui, on l’écrit pour le partager avec les gens qui veulent bien nous lire. »

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