Retour

Début d’un procès pour complicité dans la production de cannabis

Deux premiers témoins ont été entendus lundi au procès du propriétaire d'Hydrobec et d'Hydro Rive-Sud, Dany Belley, et ses trois employés accusés de complicité dans la production de cannabis.

La Couronne tente de prouver que leurs conseils et la vente d'équipements spécialisés de ces deux commerces de Québec et de Lévis visaient à aider les producteurs de cannabis.

Le premier témoin amené à la barre, Louis-Philippe Gingras, a lui-même plaidé coupable d'avoir produit de la marijuana. Il a raconté qu'il se rendait chez HydroBec pour acheter des produits comme de l'engrais vendu plus de 1200 $ pour un contenant de 4 litres.

Même si les vendeurs et lui parlaient toujours de plants de tomates, dans leurs discussions, il était clair selon le témoin que les prix des produits vendus représentaient « un très gros investissement pour faire pousser des tomates », a convenu Louis-Philippe Gingras qui recevra sa peine mardi.

Les 1700 plants découverts chez lui entraînent automatiquement une peine minimale de deux ans d'emprisonnement.

Au début de son témoignage, Louis-Philippe Gingras a reconnu parmi les accusés certaines des personnes qui l'ont conseillé dans sa quête de profits.

12 000 plants

Le deuxième témoin de la poursuite, l'enquêteur principal au dossier, a expliqué comment la police a démantelé une trentaine de serres après s'être intéressée aux commerces. Le sergent-enquêteur Sylvain Charest a raconté que les policiers n'ont eu qu'à suivre les clients qui partaient de chez Hydrobec et d'Hydro Rive-Sud.

Une fois l'adresse des clients connue, une vérification du compteur électrique permettait de constater qu'une serre hydroponique se cachait dans la résidence.

La police a ainsi mené une série de perquisitions qui ont permis de retrouver plus de 12 000 plants, 150 kilos de cocottes de cannabis et 260 kilos de cannabis en vrac.

En plus du propriétaire Dany Belley, Mathieu Deblois, Tommy Chouinard et Jonathan Dion sont aussi accusés de production de cannabis par complicité. Ces deux derniers sont également accusés de trafic de stupéfiants pour avoir vendu des semences.

Leur procès qui se déroule devant le juge Jean Asselin de la Cour du Québec doit durer deux semaines.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Ce husky n'arrête pas d'éternuer!





Rabais de la semaine