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Début de la course au rectorat à l’Université Laval

C'est parti. Les aspirants au poste de recteur de l'Université Laval ont 70 jours pour faire campagne dans l'espoir de remplacer Denis Brière à la tête de l'institution. À compter d'aujourd'hui, les intéressés peuvent déposer leur candidature; trois personnes sont pressenties pour faire le saut.

Un texte d’Alexandre Duval

La professeure au département de génie mécanique, Sophie D’Amours ne cache pas son intérêt pour occuper la fonction. Dans son entourage, on explique que beaucoup de travail a déjà été accompli en vue d’annoncer sa candidature, mais on dit attendre le moment opportun.

Mme D’Amours a déjà effectué un certain travail de réseautage et son entourage indique qu’elle aurait obtenu l’appui de quelques membres du futur collège électoral. Ex-vice-rectrice à la recherche et à la création, Mme D’Amours avait démissionné de l’administration Brière à l’été 2015.

Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la planification de réseaux de création de valeur durable dans l’industrie forestière. Elle a aussi participé au forum sur l’avenir du pont de Québec, tenu au Centre des congrès en novembre dernier.

Un autre candidat pressenti est l’actuel vice-recteur exécutif et au développement de l’Université Laval, Éric Bauce. Professeur titulaire au département des sciences du bois et de la forêt, M. Bauce est perçu comme l’héritier de Denis Brière, lui aussi ingénieur forestier de formation.

Son nom circule sur le campus depuis un certain temps; en octobre dernier, Le Soleil avait déjà obtenu la confirmation qu’il préparait sa candidature. M. Bauce n’avait toutefois pas de confirmation à offrir à Radio-Canada, lundi. Par courriel, il a indiqué qu’il émettrait des commentaires « au moment opportun ».

Au cours de sa carrière, M. Bauce a participé à des missions scientifiques sur la scène internationale. Plus récemment, il a été à l'avant-plan dans la gestion de la crise qui a secoué l’Université Laval lors de la vague d’agressions sexuelles commises dans un pavillon du campus.

Le doyen de la Faculté des sciences de l’administration, Michel Gendron, pourrait lui aussi être sur la ligne de départ.

Diplômé de l’Université de la Colombie-Britannique, M. Gendron est professeur titulaire au département de finance, assurance et immobilier de l’Université Laval. Il occupe son siège de doyen depuis 2012.

Joint au téléphone lundi après-midi, M. Gendron n'avait pas d'annonce à faire. Il affirme qu’il se penche toujours sur certains éléments avant de se lancer dans la course au rectorat. Sa réflexion devrait se préciser au cours de la semaine à venir.

Un échéancier serré

Les candidats au rectorat ont jusqu’au 16 mars pour déposer leur dossier. Si plus de cinq candidats se manifestent, un comité devra étudier leurs dossiers et réduire leur nombre pour produire la liste définitive des candidats.

Si au moins deux candidats sont en lice, ils devront se plier le 11 avril à une rencontre de 45 minutes avec le collège électoral, qui choisira le prochain recteur ou la prochaine rectrice au scrutin secret le 26 avril.

Le collège électoral est composé de membres du conseil d’administration, du conseil universitaire, ainsi que des commissions des études, de la recherche et des affaires étudiantes.

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