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Déception chez les partisans anglais de Québec

Fier partisan de l’Angleterre, Andrew Greenfield avait réuni ses amis chez lui en espérant assister à la première qualification de son équipe en finale du Mondial depuis 1966. La Croatie a toutefois anéanti ses espoirs avec une victoire de 2-1 en prolongation.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Dans le sous-sol de sa résidence de Cap-Rouge, où sont accrochés plusieurs drapeaux aux couleurs de l’Angleterre, Andrew Greenfield est resté de longues minutes devant l’écran géant, la mine déconfite.

Son équipe préférée a été stoppée en demi-finale de la Coupe du monde.

« C’est un sentiment horrible, a dit Andrew, quelques minutes après la rencontre. Surtout que c’est tout ce que l’équipe méritait après le match qu’elle vient de jouer. Les joueurs n’ont pas lancé au but. La meilleure équipe a gagné. »

Son ami Manu Rangachari, qui portait fièrement son chandail du Manchester United, s’est rangé dans l’humour pour panser ses plaies.

« Je viens de l’Ontario et je suis aussi un partisan des Maple Leafs de Toronto. Alors, être déçu, c’est normal pour moi », a-t-il dit avec le sourire.

De l’espoir malgré tout

La défaite frappe droit au coeur, mais les partisans de l’Angleterre vont tourner la page sur ce Mondial, encouragés par la performance de leur équipe.

« Nous avons une équipe jeune et talentueuse, soutient Andrew. Enfin, c’est une équipe derrière qui on peut se ranger et ça fait longtemps que les partisans attendent cela ».

Derrière la Croatie

Résident de Québec depuis 2009, Andrew Greenfield a rencontré sa conjointe Caroline, une Québécoise, en 1996 en Bosnie-Herzégovine. Les deux y travaillaient en tant que militaires lors d’une opération de maintien de la paix.

Durant son séjour de six mois, il a côtoyé le peuple croate et il a développé une certaine affection pour eux.

Andrew Greenfield aurait préféré une victoire de l’Angleterre, mais une petite partie de lui se réjouit pour la Croatie, qui participera dimanche à sa première finale de la Coupe du monde.

« Les super vedettes de la Croatie sur le terrain aujourd’hui, n’avaient rien du tout quand nous étions là, dans les années 1990. Ils sortaient d’une guerre qui a tout détruit. J’aimerais beaucoup qu’ils gagnent maintenant, qu’ils gagnent la finale. »

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