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Décès d'un électricien : des méthodes de travail à revoir

La mort d'un électricien sur un chantier de Québec en 2015 aurait pu être évitée si les méthodes de travail adéquates avaient été appliquées. La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) profite du dévoilement des conclusions de l'enquête sur ce décès pour sensibiliser les travailleurs et employeurs et prévenir des accidents.

L'électricien Denis Landry, âgé de 55 ans, qui était employé de l'entreprise Pierre Boily Électrique, est décédé au travail le 17 septembre 2015 alors qu'il démantelait une boîte de jonction dans un bâtiment commercial. M. Landry a été électrocuté en tentant de couper des fils. Il a reçu une décharge de 289 milliampères, ce qui représente trois fois la charge à risque de crise cardiaque.

Selon le porte-parole de la CNESST, David Parent, un des circuits que l'homme devait démanteler était toujours sous tension lorsqu'il a amorcé son travail.

« Il y a des lacunes au niveau de la procédure, la méthode de travail, parce qu'elle a permis au travailleur d'entrer en contact avec un élément du circuit qui était sous tension. »

La CNESST note que les disjoncteurs n'étaient pas cadenassés lors de l'opération, ce qui contrevient à la règlementation. La procédure vise à assurer et maintenir la fermeture d'un circuit électrique durant les travaux.

Selon David Parent, la formation et la supervision des employés concernant les méthodes de travail sécuritaires sont parfois déficientes.

« La procédure de cadenassage, c'est pas simplement un individu, mais ça prend une formation, ça prend des outils et une supervision par la suite pour s'assurer que c'est bien mis en place, et respectée, et bien comprise. »

Cibler les jeunes travailleurs

La CNESST veut utiliser cet accident de travail pour faire de la prévention. Le rapport d'accident d'enquête sera transmis aux différents établissements du Québec qui oeuvrent dans le domaine de l'électricité pour sensibiliser les futurs électriciens, mentionne la porte-parole, Caroline Sylvestre.

« Ce qu'on veut, c'est informer, former nos jeunes pour qu'ils puissent développer de saines habitudes de travail en santé et sécurité. Ces gens-là vont être sur les futurs chantiers de construction, alors dès le départ, on veut les sensibiliser pour qu'ils aient de bonnes méthodes de travail. »

À la suite de l'accident, la CNESST a exigé que l'employeur établisse une procédure de « cadenassage » pour les travaux de nature électrique sur les chantiers. L'employeur s'est conformé aux exigences.

Au Québec, 17 travailleurs ont perdu la vie au cours des dernières 5 années après avoir été en contact avec le courant électrique.

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