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Décès de Gilles Lamontagne : « Je me sens un peu orphelin », dit Régis Labeaume

Le maire de Québec dit se sentir « un peu orphelin » après le décès de l'ancien maire Gilles Lamontagne, survenu mardi, à l'âge de 97 ans. Avec ce départ, Régis Labeaume perd son dernier prédécesseur, un homme qui l'a beaucoup inspiré et le père de la ville de Québec moderne, selon lui.

Gilles Lamontagne était le dernier ancien maire de Québec encore vivant, souligne le maire Labeaume. « Je n'ai donc plus de prédécesseur. Et, franchement, je me sens moi aussi ce matin un peu orphelin », a affirmé Régis Labeaume.

Le maire estime que Gilles Lamontagne a permis à Québec d'entrer dans la modernité, tant sur le plan de l'organisation municipale que des infrastructures.

« Sous son leadership, la Ville est devenue une organisation professionnelle et moderne », a commenté Régis Labeaume au sujet de celui qui a été maire de la ville de 1965 à 1977.

L'actuel maire trouve bien « injuste » l'étiquette de « maire du béton » attribuée par certains à Gilles Lamontagne, qui a permis le développement de la colline Parlementaire et la construction de l'autoroute Dufferin-Montmorency.

Père de quatre enfants, pilote de guerre qui a été retenu prisonnier pendant deux ans, politicien, lieutenant-gouverneur, hommes d'affaires, Gilles Lamontagne a connu une carrière fructueuse, souligne le maire Labeaume évoquant son « intelligence supérieure ».

Il a raconté que Gilles Lamontagne lui a livré à plus d'une reprise « son bulletin de maire, sans compromis et sans paternalisme ». « Il y avait des félicitations, puis il y avait une liste de choses à corriger », a-t-il reconnu, sans vouloir dire lesquelles. « Il voulait que je réussisse », dit-il.

Gilles Lamontagne avait appuyé Régis Labeaume lorsqu'il s'est présenté pour la première fois à la mairie de Québec en 2007, alors qu'il n'était pas très connu. Il reconnaît que l'appui de cet homme « sécurisant pour la population » a certainement joué un rôle clé dans sa victoire. « Pour moi, ça a sûrement été très important. Il n'y a pas de doute. »

Paul-Christian Nolin, l'attaché de presse du maire de Québec, perd un ami de longue date avec qui il « refaisait le monde ». Il côtoyait Gilles Lamontagne depuis plus de 20 ans.

Il décrit M. Lamontagne comme un homme passionné, très informé et plein d'humour, qui avait encore « toute sa tête ».

« C'est quelqu'un qui mérite les hommages. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui était aussi digne de respect. Je ne l'ai jamais entendu dire une méchanceté envers quelqu'un. Il était capable devoir les bons côtés de chacun », souligne M. Nolin.

Paul-Christian Nolin pense qu'il a eu « la mort qu'il désirait » après une « vie exceptionnelle ». « Il disait : "j'aimerais ça ne pas me réveiller un matin, ne pas avoir une déchéance physique". Il était encore pleinement conscient. »

Le décès de Gilles Lamontagne survient quelques mois après celui de Jean-Paul L'Allier, qui est mort en janvier dernier. L'ex-maire Jean Pelletier est décédé en janvier 2009, et l'ex-mairesse Andrée Boucher, en août 2007.

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