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Décès de la Dre Carolyne Delage : la communauté médicale en état de choc

La communauté médicale est en état de choc à la suite du décès de la Dre Carolyne Delage, qui a perdu la vie samedi après-midi à Warren, au Vermont, après avoir percuté un arbre à vélo.

Un texte d’Alain Rochefort

Carolyne Delage, 30 ans, était bien connue et déjà fort respectée dans les milieux hospitaliers, particulièrement à Québec, où elle a fait la majorité de ses études. Elle est aussi l’une des trois filles du Dr Robert Delage, hématologue réputé qui travaille à l'Hôpital de L'Enfant-Jésus de Québec.

La victime suivait d’ailleurs les traces de son père. Elle avait terminé sa spécialisation en hématologie en 2016 à Québec, avant d’en entreprendre une autre en oncologie en 2017, à Montréal.

Sa grande amie, la Dre Gabrielle Lafrenière, la connaissait depuis la 3e année du primaire. Elles ont toutes les deux fréquenté le Collège Jésus-Marie, à Sillery. Elles ont poursuivi leurs études ensemble et se sont retrouvées sur les mêmes bancs de l’Université Laval en médecine.

« Nous sommes tous en état de choc. Toute la communauté médicale, mais aussi ses amis du primaire et du secondaire. À L'Enfant-Jésus, ça réagit très fort et partout où elle est passée : au CHUL, à L'Hôtel-Dieu de Québec. D'ailleurs, son amoureux est aussi oncologue et travaille à l'Hôtel-Dieu de Québec », raconte-t-elle avec émotion.

« Une femme exceptionnelle »

La Dre Gabrielle Lafrenière, qui est pour sa part spécialisée en médecine interne et en gériatrie, insiste sur les grandes qualités humaines de la disparue.

« C’était une femme exceptionnelle. Une médecin exceptionnelle. Une chercheure exceptionnelle. Elle était d’ailleurs en formation complémentaire à l’Université de Rochester [dans l'État de New York] pour être spécialisée dans certains types de cancer comme les lymphomes. Elle participait déjà à des projets de recherche », louange-t-elle.

Cycliste aguerrie

Selon un communiqué diffusé par la police du Vermont, Carolyne Delage circulait sur la rue Lincoln Gap lorsqu’elle a perdu le contrôle de son vélo.

Son décès a été constaté dans l'ambulance, avant son arrivée dans un centre hospitalier.

Gabrielle Lafrenière affirme que son amie était une cycliste expérimentée et qu’il s’agit sans doute d’un bête accident.

« Est-ce que c’est un bris de vélo? Est-ce une roche? Un bout de bois sur la chaussée? Ou est-ce que le vélo a dérapé? Ou encore est-ce qu’elle a eu un malaise? », se questionne Mme Lafrenière.

Une enquête de la police du Vermont est en cours afin de déterminer les causes exactes de l’accident.

Avec les informations de Cathy Senay

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