Retour

Décès en CHSLD : la mère du défunt blâme les compressions budgétaires

Le fils de Mme Mercier est mort en 2015, un soir de fin de semaine où l'infirmière en poste était responsable de 175 patients, dont de nombreux cas lourds.

L'enquête du coroner démontre que son fils est mort de cause naturelle, mais que l'infirmière, débordée, lui a administré, par erreur, une surdose de Dilaudid, un puissant narcotique.

Aujourd'hui, Nicole Mercier n'en veut pas à celle qui a commis l'erreur, mais dénonce plutôt le manque de ressources en CHSLD.

« Ce sont des humains qui font des erreurs et je trouve ça triste pour les infirmières qui font un métier comme ça aujourd'hui », déplore-t-elle encore ébranlée par la mort de son fils.

C'est pas des papiers qu'ils font. Une erreur de papier, ça se corrige, mais une erreur sur des humains, ça ne se corrige pas.

Nicole Mercier, mère d'un bénéficiaire décédé en CHSLD

« Il faut que je vive avec, mais ce sont des choses qui ne devraient pas arriver, renchérit Nicole Mercier. Coupez ailleurs que dans le personnel », demande-t-elle au ministre de la Santé.

Elle souligne que les infirmières en CHSLD s'occupent souvent de personnes lourdement handicapées. Son fils, René Bélanger, en est un bon exemple. Atteint d'une maladie neuromusculaire dégénérative et admis dans un CHSLD à l'âge de 23 ans, il était incapable de bouger ou de communiquer ses besoins.

C'étaient mes enfants, et mes enfants ne ressusciteront pas parce qu'il y a eu une erreur.

Nicole Mercier

Un forum organisé par le gouvernement du Québec et qui se déroule jeudi et vendredi à Montréal se penche justement sur les meilleures pratiques en CHSLD.

Plus d'articles