Retour

Découverte prometteuse pour le traitement de la sclérose en plaques

Une équipe du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval a mis au jour l'implication d'une molécule dans le développement de la sclérose en plaques, une maladie auto-immune qui attaque le système nerveux central.

L'équipe du chercheur Steve Lacroix, professeur de médecine moléculaire, s'est penchée sur un des mécanismes qui caractérisent la sclérose en plaques, l'arrivée massive de cellules immunitaires dans le cerveau et la moelle épinière. Les chercheurs ont découvert que la molécule interleukine IL-1bêta était importante dans le développement de l'inflammation et de l'auto-immunité cérébrale.

Lorsque cette molécule est bloquée, les souris ne développent pas la sclérose en plaques, mentionne le Dr Lacroix.

« Lorsqu'on enlève notre gène d'intérêt, les fameuses cellules immunitaires qui attaquent notre cerveau, notre moelle épinière, nos neurones, la myéline [sorte de gaine qui protège les neurones] sont incapables de rentrer dans le système nerveux central et de causer la mort et des dommages permanents à ces cellules nerveuses. »

L'entrée massive de cellules immunitaires dans le système nerveux central est associée à l'apparition de plaques autour des nerfs et des neurones et qui causent les troubles moteurs et cognitifs de la sclérose en plaques.

Le Dr Lacroix souligne que la découverte de l'implication de l'interleukine IL-1bêta est porteuse d'espoir et permet d'entrevoir des possibilités de traitements, qui cependant ne se concrétiseraient pas avant plusieurs années. Il faudra d'abord déterminer si cette molécule n'a pas aussi des effets bénéfiques qui devraient être pris en compte si elle était bloquée dans un éventuel traitement.

« Dans les cinq prochaines années, on veut investiguer quels seraient les effets potentiellement bénéfiques de la molécule, pour savoir quels sont les effets secondaires à envisager si jamais on la bloque dans un contexte thérapeutique. »

Une maladie « canadienne »

Louis Adam, directeur général de la Société canadienne de la sclérose en plaques division du Québec, se réjouit des premiers résultats de cette recherche financée par l'organisme.

Il rappelle que c'est au Canada que le taux de prévalence de la maladie est le plus élevé dans le monde.

« C'est une maladie canadienne. [...] Il y a vraiment quelque chose dans notre environnement qui fait en sorte qu'on trouve le plus grand nombre de cas de sclérose en plaques. On parle d'une carence en vitamine D, des facteurs génétiques [...] Alors, plus on va avoir de la recherche, plus on va comprendre la maladie et plus on va faire en sorte d'éradiquer la maladie. »

La Société canadienne de la sclérose en plaques a consacré 10 millions de dollars en 2015 à la recherche sur la sclérose en plaques.

Selon l'organisme, plus de 100 000 personnes au Canada seraient atteintes de cette maladie auto-immune du système nerveux central.

Les résultats des travaux de l'équipe du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval ont été publiés dans le Journal of Experimental Medecine.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine