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Déficit au Centre Vidéotron : Labeaume « dépassé » par la couverture médiatique

Le maire de Québec Régis Labeaume se dit « dépassé » par la couverture médiatique suscitée par le déficit des premiers mois d'exploitation du Centre Vidéotron et accuse « la guerre des grands groupes médiatiques ».

Le maire Labeaume, qui a refusé d'expliquer son commentaire, faisait certainement référence au fait que certains concurrents de Québecor ont mis la nouvelle en manchette.

« On n'a jamais pensé que les loyers nous seraient livrés après quatre mois, ça me semble invraisemblable », a martelé Régis Labeaume,

La maire défend le montant de 730 000 $ versé par la Ville de Québec à Québecor pour absorber sa part du déficit accumulé entre septembre et décembre 2015.

Il laisse entendre que des déficits sont prévisibles pour les années à venir. « Normalement, une entreprise, avant trois ans, ça ne fait pas de profit. »

Le maire refuse de préciser les causes du déficit, les états financiers de QMI Spectacles, filiale de Québecor, étant protégés par une entente de confidentialité. « Quand vous démarrez une entreprise, c'est beaucoup d'investissements, c'est juste le b.a.-ba des affaires », plaide-t-il.

Régis Labeaume a fait valoir que la Ville a déjà obtenu 33 millions de dollars de Québecor pour l'affichage du nom Vidéotron sur l'amphithéâtre. Il met aussi dans la balance les retombées économiques des spectateurs venant de l'extérieur - 30 % de la clientèle, selon lui - pour démontrer que la Ville est « déjà gagnante ».

Pas de redevances des Remparts

L'opposition à l'hôtel de ville s'est dite surprise d'apprendre lors du comité plénier sur les états financiers 2015 que la Ville ne retire pas de redevances sur la vente des billets des Remparts.

L'entente signée entre la Ville et Québecor stipule que l'administration municipale reçoit 10 % de la vente de chaque billet, jusqu'à concurrence de 4 $.

« Il n'y a, selon les réponses du maire, aucune décision soit du conseil de ville soit du comité exécutif qui confirme qu'on a exempté les Remparts de Québec de payer le 10 % prévu au contrat original », souligne le chef de l'opposition, Paul Shoiry, qui entend faire des vérifications sur cette exemption.

Les Remparts versaient un loyer à la Ville pour la location du Colisée. Démocratie Québec déplore que la perte de ces revenus ne soit pas compensée par des redevances sur les billets. 

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