Retour

Défis logistiques pour Où tu vas quand tu dors en marchant?

Demande de permis, préservation des sites archéologiques ou historiques, permissions spéciales, les défis sont nombreux pour arriver à présenter le parcours déambulatoire du Carrefour international de Théâtre Où tu vas quand tu dors en marchant?, qui s'amorce jeudi.

Le parcours déambulatoire revient cette année dans la même version que celle présentée l'an dernier. À chaque fois, l'année de création ou de reprise, la logistique derrière l'événement est considérable.

Dominique Violette, directrice générale du Carrefour international de théâtre, cite en exemple le secteur du parc de l'Artillerie où est présenté le tableau Projections à court terme. Le site jouxte les Nouvelles Casernes, bâtiments très anciens sur le mur desquels est installé un grand écran.

« On ne pouvait pas installer un haubanage avec des piquets au sol. Le sol est rempli d'artéfacts, de traces de l'histoire qui ne peuvent pas être altérés comme ça, donc il fallait travailler sur une façon d'installer ce grand écran de façon sécuritaire ».

Des ingénieurs ont été mis à contribution pour permettre l'installation sécuritaire de l'écran géant tout en préservant les lieux.

La fabrique d'obus, bâtiment caché dans la fortification, la poterne, ouverture dans la muraille qui sépare l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague et le site de la Redoute Dauphine, les terrains de l'îlot des Palais, chaque lieu emprunté pour le parcours fait l'objet d'ententes et de collaborations, entre autres, avec Parcs Canada.

« Il faut des autorisations de beaucoup de personnes, il y a des terrains à l'îlot des Palais, des liens avec le Bureau des grands événements, il y a des archéologues qui sont sur place qui ont une certaine forme de priorités, donc on doit cohabiter », souligne Mme Violette.

Le Bureau des grands événements qui fait partie des partenaires est notamment très strict en ce qui a trait à la sécurité, mentionne Dominique Violette.

« Les plans de mesures d'urgence sont toujours mis à jour, il y a des calendriers très stricts là-dessus exigés par le Bureau des grands événements. À partir de janvier, il y a toute une séquence de plans qui doivent être rendus en temps sur différents aspects. »

Frédéric Dubois, coordonnateur artistique du parcours, souligne que le travail se poursuit même après le début des représentations. Des ajustements sont toujours possibles d'une fois à l'autre. « La fluidité de la circulation, positionner les acteurs par rapport à l'entrée du public. Une fois que le parcours est lancé, on regarde pour s'ajuster l'année d'après », dit-il.

Dès jeudi, 75 artistes assureront le bon déroulement des tableaux. Bien que le parcours soit une reprise de la mouture élaborée l'an dernier, l'expérience n'est jamais tout à fait la même, ajoute Frédéric Dubois. « Ça s'écrit soir après soir, le parcours change au gré de la vie, de qui est là, de ce qui se passe, s'il pleut un peu, tout change. »

Frédéric Dubois, instigateur du projet qui a vu le jour en 2009, promet d'en profiter pleinement cette année puisqu'il passera ensuite le flambeau. « Ça a été une grande expérience dans ma vie, j'ai appris énormément sur mon métier et c'est avec vraiment beaucoup de fierté que je vais passer ça à quelqu'un d'autre. »

S'il quittera Québec à la fin de l'été pour prendre la direction artistique de la section française de l'École nationale de théâtre du Canada, à Montréal, il promet toutefois de revenir en fidèle spectateur dans le futur.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine